MAG+

Je reviens sur l’événement vidéo de la fin de la semaine dernière, le concept des laboratoires R&D de Bonnier qui tente d’élaborer un alter-ego électronique du media traditionnel print, du livre au magazine principalement.

Car quasiment unanimement, les acteurs du secteurs sont d’accord, personne n’était encore allé aussi loin dans l’efficacité optimale de la consultation, avec de vrais efforts en terme d’ergonomie. Alors que c’était tout naturellement que j’avais foncé vers l’écoute musicale en ligne ou par un lecteur MP3 il y a 10 ans, personnellement, j’ai encore des réticences à abandonner un magazine que je tiens en main plutôt qu’un Nook ou une sorte de Kindle noir et blanc.

Cela dit, le concept présenté donc ici est proche d’être le candidat idéal qui puisse me faire changer d’avis. La raison est simple, c’est qu’ici, on repense aussi l’idée même du magazine. Et il était temps ! Comme pas mal de monde, je vais regarder avec intérêt la sortie de l’espèce d’Apple tablet qui est prévue pour l’année prochaine.

PRESS+

À l’heure où la France entière s’extasie devant Avatar, une relative petite minorité s’interroge sur le réel intérêt de voir le film. J’avais envie de retrouver une vidéo combinant les techniques d’animation et de dessin, avec l’encre de Chine, peinture à l’eau, jet d’encre…
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Benjamin Ducroz (réalisation, animation) avec Samuel Acres (design sonore) ont realisé ce petit film, n’utilisant pas la 3D en tant que telle. C’est juste magnifique.

Voir plus sur les travaux de Benjamin Ducroz sur son portfolio.

DHNN

Design has no name, ou DHNN, est un studio de communication visuelle basé à Buenos Aires depuis 2007.

Leur projets sont tous aussi intéressants les uns par rapport aux autres mais j’ai apprécié celui-ci, consacré à un parc à thème. C’est fort de couleurs, et simple en formes.

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Les infographies sont également très brillamment exécutées :

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Ils viennent de mettre à jour leur portfolio, avec, par exemple, toute l’identité visuelle + charte graphique de FOX International. Je vous invite à y jeter un oeil ! Ils sont également sur Twitter.

TeuxDeux

Travailler tout en restant organisé… Pour tenter une approche pratique et rendre la notion du temps plus concrète, il a fallu inventer les RTT, les GANTT et les PERT, ou les Google Calendar. Je ne sais pas vous, mais j’ai une relation avec le temps assez difficile.. je n’aime pas ces outils qui sont des carcans cérébraux plutôt qu’autre chose. Le temps est une contrainte nécessaire, pourquoi lui donner un aspect diabolique ?

J’aime bien TeuxDeux.com, un outil conçue by Swissmiss, une agence New Yorkaise, et batie par Fictive Kin et de fervents fan de la grille de mise en page.

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L’outil est concu pour vous permettre d’écrire une information qui vous passe par la tete. Attention, si vous etes comme moi, cela veut dire que cette information ne va durer que quelques secondes dans votre tete, au dela, il sera trop tard. Il faut donc une interface conçue pour vous ‘libérer’ l’esprit, en un instant. Vient la deuxième étape, la lecture du calendrier. Car c’est fort inutile de vider ses pensées si vous n’allez pas ensuite les relire. Et là, tout reste encore absolument élégant et reposant. Vous vous sentirez capable de réaliser ce que vous pensez. C’est pour cela que j’adore cet outil.

Ce qu’il est :

  • Un pense bete,
  • Une simplicité enfantine,
  • Une mise en page sublime,
  • Un voyage paisible dans le temps.

Ce qu’il n’est pas :

  • Un nieme réseau social,
  • Un outil de gestion collaborative (à moins bien sur que vous partagiez le meme mot de passe),
  • Une interface qui pose de questions,

Ce qu’il me rappelle :

  • Oddpost, un client de messagerie qui fut simple, d’une élégance certaine.

J’ai donné mes impressions, à vous de donner les votres.

Twitter : @FictiveCameron

Social News

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La présence de Marissa Mayer (une des baronnes de Google) à la conférence Leweb ’09 n’aura pas vraiment permis de découvrir de nouveaux produits… Michael Arrington, bien que montrant beaucoup de talent, n’aura pas réussi à la ‘cuisiner’ davantage. Hormis les quelques anecdotes sur Wave (qui est un peu utilisé par les équipes en interne), ou sur Safari (son navigateur préféré apres celui de la maison, Chrome browser), on n’en saura pas plus.

Ce qui m’a surpris, c’est l’intéret porté par Google aux médias, à la presse, bref, aux nouvelles (‘news’). Le poids de son speech sur les médias et le contenu éditorial laisse envisager que Google souhaite définitivement repenser les médias traditionnels et proposer de nouveaux modes de consommation de l’actualité, et ce, grâce aux contribution des réseaux sociaux :

L’information hyper-personnalisée

Pas de changements : le poids d’une information est associée à celle d’un lien. À l’aide du ‘bruit’ généré par les utilisateurs des réseaux sociaux, les pages articles sont interconnectées entre elles, permettant d’établir un nouveau maillage de contenus. La grande différence réside plutot dans l’utilisation des liens par Google, et proposer à l’utilisateur une information personnalisée, des liens personnalisés au pied des articles de medias et journaux en ligne. Marissa Mayer l’explique bien : Les medias traditionnels n’offrent pas assez de liens contextuels en bas de chaque article. Google va ainsi proposer au medias d’étoffer des liens associés. Reste à savoir si les medias vont accepter et se preter au jeu.

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Petits ruissaux d’articles, formant un long fleuve : De l’article au dossier.

Si les actualités sur Google news sont généralement classés par thématique (Sports, sciences…), le système Living Stories à venir va rester avant tout anté-chronologique, avec des liens vers des contenus tout fraichement publiés. Pour Google, nul question de remettre en cause l’unité de base du contenu éditorial à savoir un article. Pour elle, tout ce qui reste à faire concerne, là encore, des relations entre les articles et de créer un fil d’articles sur une thématique précise et définie par les tweets et leur hashtags (en tout, 12 critères, selon Marissa). Ainsi un ‘dossier’ Changement climatique pourrait permettre de lire tous les dernières informations relatives à ces contenus, le tout en temps réel. Ce mode de consultation va ouvrir des possibilités de découvrir de nouveaux médias, il rappelle scrupuleusement le role du média et lui propose de se concentrer sur son métier de création d’articles, plutôt que de devenir agrégateur. Uniquement en anglais, le service Living stories affiche déjà plus qu’une simple liste de liens, car il conserve votre historique et parcours de navigation et sait ce que vous n’avez pas encore lu, les derniers développement d’une actualité brulante — et ne vous proposer que ceux-ci.

Square

Ces quelques jours je vais blogger un peu plus qu’à mon habitude, à l’occasion de ma venue sur les conférence leweb à Paris. Ce sera moins graphique, moins artistique. :)

On était parvenu, depuis de nombreuses années, à présenter une marque comme étant un service, comme étant intangible. Pour étendre l’importance et la reconnaissance de la marque, il fallait déja permettre au service de ‘sortir’ du carcan du site internet, trop abstrait semble-il. Cela ne suffisant pas, on propose désormais à la marque de posséder son propre appareil. C’est ce qui s’est produit avec Amazon avec Kindle.

Nous avons eu droit à une petite démonstration de force d’un outil de paiement en ligne sur iPhone, Square up. Il requiert d’avoir une prise audio (jack) disponible ainsi que d’utiliser une application iPhone. L’idée est de conserver son moyen de paiement habituel, carte bleue etc, et de payer à l’aide du lecteur de la piste magnétique. L’idée est d’étendre les possibilités de paiement, déja rendues aisées à l’heure de Paypal. L’interface utilisateur de l’application a quelques subtilités :

Le visage de l’utilisateur apparait,
payer-verification

et la signature sur l’iPhone (qui necessite un peu d’entrainement).
signature

Si l’on regarde au delà de l’aspect réellement pratique et innovant du service, on constate donc que les marques se doivent désormais de proposer plus qu’un service, mais aussi une expérience.

Cartagen

Nous étions déjà très enthousiastes au sujet de l’HTML 5, avec les récentes expérimentations réalisées en HTML 5, que moult projets d’applications étaient en cours d’achèvement. J’ai choisi de vous présenter Cartagen, car il me parait ambitieux.

Cartagen fait partie de ces applications qui se chargent sans avoir besoin d’un quelconque plugin. Ce framework permet d’afficher des cartes vectorielles en HTML 5. Écrit en Javascript, il utilise la fonction Canvas qui permet de charger des données de cartes depuis de nombreuses sources. L’affichage utilise une feuille de style géographique, (GSS), qui contient, en plus des informations de style, des spécifications de géolocalisation. Rien de vous empêche donc de modifier les données, ou le style, et d’afficher un rendu immédiatement.

Exemple ici avec une carte de Paris et de Rome, avec les données de OpenStreetMap

paris

roma

Un exemple plus ludique, celui d’afficher une carte de Londres avec une feuille de style inspirée des maps de Mulgore dans World of Warcraft !

wow-london

Un autre exemple concret de l’usage de Cartagen est celui d’afficher un fil d’actualité sur une carte, en temps réel.

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Le site officiel donne toutes les informations nécessaires pour installer et utiliser le framework immédiatement. Le blog Unterbahn donne plus d’informations sur Jeffrey Warren, l’auteur de l’application Cartagen.