Made by E-Artsup

C’est aujourd’hui que la collaboration entre les étudiants d’e-artsup, leur professeur Peter Gabor, et Le Point est en ligne sur le site lepoint.fr — en plus des autres infos à trouver sur le blog de l’école et du blog Design et Typo.

Lepoint.fr s’est finalement preté au ‘jeu’. Après un passage des équipes en charge du site internet, au sein de la classe des élèves de graphisme de typographie et webdesign de la jeune école E-art Sup, les opérations hivernales ont été pilotés par Peter, dans un bouillon d’idées toujours plus jaillissantes, les unes après les autres, pour, dans un second temps, dévoiler les travaux, en laissant chaque étudiant donner libre cours à ses explications et ses interprétations.

maquette-doveil
Maquette réalisée par l’équipe Doveil, chez e-art Sup.

Quelques particularités de cette experience :

  • L’élève s’exprime directement et sans intermédiaire, en direction du rédacteur en chef.
  • Le brief accordé aux élèves fut simple et ouvert.

Au final, au moins deux messages, simples et clairs :

  1. Réaligner, plutot que de refondre un site média. Réaligner quant à ses objectifs d’audience et de positionnement.
  2. Démontrer en interne comme en externe, que d’une recherche d’une ouverture permanente est benéfique comme source de débats.

La vidéo des cours à l’école, et les relations avec le site du Point.


Vidéo • Cours Web Typo

Les débats qui s’en sont suivi portaient sur le fond, mais aussi sur la forme : pourquoi confier ces travaux à des étudiants, et non à des professionnels ? Pourquoi avoir imaginé ce projet sans faire usage des règles coutumières du métier du design web, qui prévoient un appel d’offres, une sélection, une short-list ? Ce type d’interrogation sont tout a fait naturelles, à l’heure où nombre de designers (et pas seulement les freelances) souhaitent plus de transparence, plus d’équité et de respect dans les condition d’exercice des métiers du web et du graphisme.

La presse, en ligne ou papier, vit des heures follement intenses, ou chaque évenement ou avancée constitue une remise en question, qui balaie tout, ou presque, sur ce qu’on connaissait des usages de la veille, des méthodes de travail, et des mutations des métiers de journaliste et ‘d’infographiste’. Et dans cet environnement bouillonnant et instable, il fallait irrémédiablement garantir une proche collaboration avec des participants jeunes mais au fait et gestes de ces mutations. La encore, un focus group aurait pu étre monté ; mais difficile d’avoir une meilleure vision d’un concept, que lorsque l’on obtient un rendu précis et réfléchi, comme ceux qui se sont dévoilés à nous.

Lorsque l’on est freelance et que l’on collabore avec des medias presse, la notion de ‘relation client’ est très différente. Quel contraste, entre un brief venant d’un groupe hotelier tel que Accor (pour lequel j’ai collaboré entre 2002-2004) et un media de type presse magazine ou quotidienne. Un journal est une entreprise (avec son industrie, son service commercial, ses benéfices et son économie), mais force est de reconnaitre que l’objet sur lequel cette entreprise porte son attention n’est pas seulement un objet de lecture, mais un objet de pensée et de débats. Et c’est exactement ce que ces travaux ont permis de créer.

One thought on “Made by E-Artsup”

  1. merci mon Gabriel d’analyser ainsi les difficultés et les «principes de précaution» que nous avons rencontré, et du déployer pour éviter de tomber dans un travail banalisé… La presse est une entreprise mais pas un produit comme les autres. C’était le centre du débat… pas un produit comme un autre parce qu’elle participe à l’essence même de nos sociétés démocratiques. Merci encore d’avoir permis d’initier ce projet qui est né d’une amitié et de notre rencontre «aux» «designers interactifs».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *