Archives de catégorie : Analyses

再见 g.cn

bye-google-cn-site-picLe titre signifie « Au revoir Google ». Car Google annonce qu’il serait prêt a fermer les bureaux Chinois. Après l’annonce fracassante de Google US vis à vis des attaques contre des serveurs de mail de Google, Google China montre une certaine impatience. Comme le disait un des leaders de la maison, « La Chine a 5000 ans d’histoire, et Google a 5000 ans de patience ».

Google avait besoin de se refaire une image un peu moins diabolique. Il le réussit au niveau du reste du monde, en débloquant les fonctions de filtrage sur le site Google.cn, un sacré bras d’honneur non seulement au gouvernement Chinois, mais aussi à tous ceux qui ne croyait pas Google capable d’un tel geste. Cette capture d’écran de Google, prise vers 11h, heure locale, est en elle-même un événement, celle-ci présente les images du massacre de Tiananmen.

google-china-uncensored

Ou encore cette image du Dalai Lama en grand sur les resultats de Google, représentant bandit considéré comme illégal en Chine.

google-china-results-dl

La réaction politique à cette annonce va être singulièrement étonnante… Elle peut aboutir à des négociations, ou à un simple blocage du site dans les prochaines heures, blocage qui signifiera la fin certaine des activités de Google en Chine.

Pendant ce temps, en France….
Alors que la France s’agite contre Google et son hégémonie culturelle et financière, accusée de détourner la valeur de son créateur vers son diffuseur et ainsi ruiner les modèles économiques existants, ce signal du départ sonne comme un avertissement à tous les pays tentant de barrer la route de manière trop sévère… notamment avec cette taxe surnommée « Taxe Google ». Globalement les « gardes rouges » chinois espionnant les sociétés étrangères basées en Chine ne sont peut être pas aussi différents que des parlementaires. Les deux s’attaquent au portefeuilles au nom de valeurs « morales ».

Hey Studio

Basé à Barcelone, Hey est un studio graphique spécialisé dans la gestion des marques, d’identités visuelles. Selon moi, la spécificité de Hey est dans ses créations éditoriales et ses posters typographiques. Exemple dans les quelques designs ci-dessous :

hey-observatori

hey-poster

hey-fluor

Pour en voir plus sur leur projets, n’hésitez-pas à consulter leur site internet, la galerie Flickr ou même leur Twitter : @heystudio

MPY

Coup de coeur pour les travaux de Michael Paul Young, artiste polymorphe, entre designer, photographe, designer vidéo, voire architecte. Ses implications dans le monde du web sont juste trop nombreuses pour les énumérer ici : Fondateur de Vir2l studios (souvent copié mais jamais égalé), YouWorkForThem, et d’autres innombrables chefs d’oeuvres pour des clients de plus en plus importants comme Diesel, Nokia ou l’artiste U2.

Michael Paul Young

Michael Paul Young

Maintenant basé en Thaïlande, il met à jour son portfolio qui, lui aussi, est une pure réussite.

michael-paul-young

Real Time web

Le web en temps réel est le grand sujet à la mode en cette fin d’année, avec deux conférences, celle ayant lieu actuellement aux US (Tech Crunch Real Time), et bientôt pour la conference le Web à Paris, à laquelle je suis invité. Les 1800 participants (!), utilisateurs experts, bloggeurs et professionnels du secteurs tentent de qualifier la tendance existante depuis un certain nombre d’années. Le thème de cette année consacre le real-time web. Pour vous donner envie d’y venir, il faudrait déjà savoir de quoi on parle.

C’est quoi le real-time web ?

L’information en temps réel. En fait, pour l’instant seul compte votre identité, l’heure. Avec l’avènement des puces GPS un peu partout, ainsi qu’à la triangulation des antennes pour réseaux mobiles, on en vient de plus en plus à géolocaliser cette information.

Comment en sommes-nous arrivés au real-time web ?

Depuis la fin des années 90, les status sur Msn Messenger permettaient de décrire si vous étiez occupés, de sortie, ou tout simplement… déconnectés. Désormais, nombre d’acteurs se déchirent pour obtenir vos dernières occupations (Facebook, Twitter etc.). La finalité est de connaitre le moindre de vos activités.

Tant d’utilisateurs que ça ?

250 millions d’utilisateurs de Facebook, la question ne se pose plus. Pour l’instant, la vaste majorité des utilisateurs restent relativement discrets, prudents et « timides » quant à tout raconter. Mais rassurons-nous, les marques et les services nous « aident », « incitent » à en faire un usage plus fréquent. La solution ? Transformer cette activité en plaisir, favoriser les automatismes et les liens entre les différents services : Last.fm enregistre automatiquement les chansons que vous écoutez le plus souvent, Twitter incite ses utilisateurs à retweeter ses contacts, rassemble les listes, Youtube et Facebook sont liés par le système Autoshare.

La fin des blogs ?

Une mutation est en cours, les blogs ne peuvent aujourd’hui se contenter de partager des liens ou des trouvailles ’embeddables’, puis de proposer aux lecteurs de commenter. Car l’essentiel de la valeur ajoutée que les blogs ont construit, la conversation, se trouve désormais sur les réseaux sociaux. La mutation s’opère sur une réintégration de la conversation issue des Tweets sur les blogs, et vers une variété de blogs appelés ‘blogazines’, contraction de ‘blog’ et ‘magazine’, qui se caractérise par des posts moins fréquents mais plus conséquents et visuellement plus attrayants.

La fin du moteur de recherche ?

Pas tout à fait. Google s’adapte également, proposant d’inserer les résultats des microblogs sur les résultats google.

Romain Albertini

Presentation d’un graphiste dont j’aime le style libéré, expérimentant de nouveaux alphabets à partir de formes brutes, du chiffre 7… Beaucoup d’images ci-dessous, ne parvenant à faire mon choix parmi ses travaux ci-dessous.

Romain Albertini ➜ Typoconstruktivism japonisant

Romain Albertini ➜ Business Cards

Parmi ses travaux, on retrouve une sorte de besoin quasi obsessionnel de rechercher une forme originale pour la lettre R, celle de son prénom. Cette recherche me rappelle ma propre recherche à partir de la lettre G.

J’aime le concept du site web de l’agence Les Ouvriers du Paradis.

Romain Albertini ➜ Les Ouvriers du Paradis

Et enfin pour finir, une photo à laquelle je m’identifie, j’y interprète ma très actuelle question de l’identité nationale au quotidien.

Romain Albertini ➜ Identité nationale ?

Encore beaucoup trop d’autres créations à présenter…. stop, on s’arrete ici, le reste est à voir sur le portfolio de Romain.

Eyetracking

Une étude Eye tracking sur l’E-Pub dans la presse online est sortie il y a deux jours, réalisée par Altics, montre ce que l’on savait déjà depuis un moment : les internautes ne fixent pas les publicités. Ce que montre cette étude, et qui nous intéresse au plus haut point, sont plutôt d’observer les sauts de lecture que peuvent faire les utilisateurs pendant 1 minute et 30 secondes sur les sites web de presse présentés dans l’étude, à savoir le Figaro, le Monde, Liberation, etc.

Quelques remarques qui s’appliquent pour lefigaro.fr, qui démontrent l’importance des compromis intrusivité/ergonomie :

le-figaro-eye-tracking Sur le site lefigaro.fr, la publicité 728×90 px en haut de page est moins vue que sur des sites qui la placent sous la navigation. Ce que l’étude omet de dire, c’est que l’ergonomie de la navigation s’en trouve renforcée, et que ce format est de toute façon en perte de vitesse chez les annonceurs et les régies. Le compromis de la placer en haut n’est pas finalement si mauvais que cela.

La colonne de droite (300 px de large) dont personne ne sait quoi faire regagne du terrain, grâce à une injection de contenus originaux et à un éditing strict et très rigoureux dans les gabarits du Flash actu (en haut de page), ou dans les relances de lectures visuelles. Même si le contenu, qui doit être écrit en corps plus étroit, et les visuels moins percutants que dans la colonne centrale, l’usager s’y sent à nouveau à l’aise d’y jeter un oeil, et devient moins sujet au banner blindness.

Pour les autres sites en général :

  • La mesure d’Eye-tracking s’arrête… au bout de 5-7 écrans. Sela pourrait signifier clairement que les utilisateurs ne descendent pas tous jusqu’en bas des pages, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.. ?
  • Les petites images placée à gauche du contenu sont tout simplememt ‘zappées’. Pire encore, comme sur le site de Libération ou de Métro, elle fragmente déjà une lecture difficile car jamais ferrée sur une quelconque grille de lecture.
  • Les utilisateurs prennent le temps de lire les titres, et un peu moins pour les chapos. Cette format de texte sous un titre prend davantage de temps à lire. Comme les titres sont d’une longueur importante, les chapos deviennent moins essentiels pour comprendre l’information dans son contexte.

Reste que l’ensemble des écrans analysés présentent quasiment tous la même posture vis-à-vis des affichages publicitaires, ce qui démontre plusieurs points et pistes d’évolution possibles :

  • Les régies publicitaires ne parviennent pas à mettre en place des offres de ciblage sur les sites d’informations en ligne. Pourtant ce genre d’offre est très répandu sur les sites sociaux/communautaires tels que Facebook. Il est clair que l’identification obligatoire des utilisateurs sur les sites d’informations serait à court terme un frein à la consultation des sites d’infos, mais il serait temps que les médias en ligne s’en emparent, car ce sont ce que la plupart des lecteurs habitués d’un même site attendent aujourd’hui.
  • La mise en page des sites d’informations elles-même font naitre une dévalorisation du contenu, alors que ces contenus sont autant relus, corrigés, parfois par une personne dédiée à la rédaction. Il est né d’une opposition entre la rapidité de publication/de mise en ligne du contenu avec sa qualité et sa profondeur. Si la mise en page du contenu n’est pas revue et optimisée, les efforts mis en place par les rédactions seront toujours invisibles pour l’utilisateur.

Disclosure : j’ai collaboré dans le design et la mise en page du site du Figaro.fr de 2006 à 2008, d’où ma prise de position (qui n’engage que moi) spécifique pour ce site.

Plastic Bionic

Je voulais vous présenter le travail de Julien, graphiste DA freelance. Pas grand chose à dire sur lui à part qu’il est nantais, mais c’est déjà beaucoup. Le reste ? juste ces quelques travaux qui m’ont séduits par leur beauté et leur style, comme ces travaux d’identité visuelles avec du Bayer dither en prime..

Plastic Bionic ➜ Bug 909 Record Shop

Plastic Bionic ➜ PltcBnc Exp

Ses thèmes de prédilection : le minimalisme, les labels de musique, les expérimentations mathématiques.

Plastic Bionic ➜ We want you

Plastic Bionic ➜ Plastic card triangle

Son portfolio Cargo vaut le détour, n’hésitez pas.

Soon in Paris

Quelques de mes amis/famille Français m’attendent sur Paris et voilà, je compte venir, comme beaucoup de français expats et entrepreneurs durant cette période.

paris-night

On se retrouvera à l’occasion de nombreuses festivités, et parmi celles-ci, celle de la grand messe du 104, leweb’09, qui aura lieu les 9 et 10 décembre. On y retrouvera les grandes têtes d’affiches du ‘real time web’, dont on profite tous les jours un peu plus via Twitter et les autres plateformes. Alors, je disclose immédiatement, oui, j’ai été chaleureusement invité à venir voir, à venir rencontrer. N’imaginez pas que je vais cracher dans la soupe ou mettre mon site en pause, comme quelques bloggeurs récemment montés en épingle ont pu faire, suite à leur cross-post massif pour une série-TV de Banal+. D’ailleurs Korben et les autres seront de la partie, et ce sera aussi avec plaisir que je vais enfin voir leur vrai visage :)

joi-ito-leweb-crampton

Ce qui va particulièrement m’intéresser durant ces quelques jours, ce sera l’occasion de retrouver des bloggeurs et entrepreneurs basés en Asie depuis un moment déjà :

Thomas Crampton, basé à HK, collaborant pour Ogilvy PR, qui encourage l’usage intelligent des réseaux sociaux pour ses clients,
Benjamin Joffe de +8* (Plus Eight Star), toujours pas croisé, un vrai et grand patron d’un centre de recherche d’innovation entre Beijing, Tokyo et Seoul,
Sascha Pallenberg, basé à Taiwan et qui nous informe au sujet des netbooks.

Je pense que nos présences aura pour un des objectifs, de relativiser toute l’image de ‘copycat’ que connait la Chine ces temps-ci, hate de mettre en perspective toute l’innovation de la vallée américaine avec tout ce qui existe parfois au delà du Pacifique depuis un moment. Un message plus personnel, que j’espère faire passer, sera celui qui consiste à rappeler que les designers, directeurs artistiques, ne sont pas les seuls créatifs et qu’ils ne peuvent se passer d’échanges avec des acteurs incontournables du web, qu’ils soient d’un profil plus ‘corporate’ ou financier.

On aura l’occasion de se voir également pour de grandes tablées, si cela vous intéresse ! D’ici là, retour à la chaleur Shanghaienne.

Kenji Hirata

Membre du collectif Tokyoite et Newyorkais Barnstormers, Kenji incorpore le feu, l’eau, le métal, le bois et la terre, les 5 éléments de l’univers traditionnel bouddhique. Ses peintures murales sont modulables et forment toujours une histoire un peu compliquée et obscure, comme il le dit lui souvent lui-même.

Kenji Hirata

Kenji Hirata

Il s’inspire egalement des influences colorées jamaicaines, les peintures et les billboards de l’Asie du sud-est, et du futurisme que l’on retrouve dans les séries de science fiction.

Il n’en demeure pas moins qu’il lui arrive d’être sélectionné pour concevoir des bouteilles de vodka Absolut et de participer à la campabne Raspberri.

Kenji Hirata

Kenji Hirata

Pour son portfolio et meme une vidéo, je vous invite à consulter son site kenjihirata.com, ou sur le site de la galerie Joshua Liner.

Happycentro

Les membres du collectif et studio de design Happycentro (en refonte) inclut Federico Galvani, Giuliano Garonzi, Roberto Solieri, Giulio Grigollo, Andrea Manzati, and Federico Padovani.

J’ai beaucoup apprécié leur série d’illustrations qui consiste à citer 10 noms de villes commencant par une même lettre, et traduire visuellement cet ensemble de villes et de langues différentes.

Exemples ici (ou sur Flickr)

h by HappyType
Lettre « h »

f by HappyType
Lettre « f »

k by HappyType
Lettre « k »

o by HappyType
Lettre « o »

v by HappyType
Lettre « v »

N’hesitez pas a laisser ici votre propre interprétation de ce projet, n’en voyant pas d’autres :) et vous invite à fonçer sur leur folio Behance pour voir le reste de leur exemples typographiques, c’est un excellent travail.

Trendsmap

Utiliser Twitter pour rechercher dans l’information locale ? C’est désormais plus facile. Un exemple d’interface réussie réalisé par Stateless Systems (createurs de RetailMeNot entre autres). Dans le pur esprit de « mashup », Trendsmap combine les services de Twitter trends (utilisant les mots utilisés dans les twitts ainsi que dans les hashtags), Google maps et son API (permettant d’utiliser les cartes comme bon vous semble) et What the Trend (service décryptant les tendances de twitter). Voilà en quoi consiste Trendsmap.

trendsmap

Fonctionnant dès lors que vous utilisez les fonctions de géolocalisation de twitter, le service permet d’accéder à l’information locale sur Twitter. Un des exemples de cette journée est la couverture Twitter de la tempête de sable couvrant tout l’est de l’Australie, et nottament Sydney. En zoomant sur la zone, on peut directement piocher dans l’information relayée par les twitts, et monitorant les mots clés, visionner les liens les plus twitter ainsi que les photos postées sur Flickr, yFrog et autres sites de partage photos.

Ironie du sort, un des services utilisés par le mashup, What the Trend est l’oeuvre de Reign Design, agence basée à Shanghai, ville touchée par le bloquage de Twitter.

Prototypage

Pour lancer une série de sujets sur les wireframes, je voulais partager un excellent post vient de sortir sur le blog de Boxes and Arrows et mérite d’être paraphrasé et résumé ici : Celui du choix du type de prototypes dans la création d’interfaces pour le web ou le mobile.

Comme l’explique le post, les variétés de prototypes sont grandes : Le coup de crayon, le wireframe papier, et de nombreuses autres ici, placées sur cette carte de positionnement.

fidelity-grid-2

La plupart des webagencies parisiennes l’intègrent souvent, mais qu’en est il des médias ? La plupart des wireframes ou autres prototypes ne parlent pas aux journalistes ou aux décideurs, qui ne recherchent qu’une maquette « haute fidélité », avec un fort degré d’exactitude en terme d’affichage des éléments fonctionnels ainsi que graphiques. L’agence offshore qui se charge du développement du site qui exige de ne collaborer qu’au travers de ce type de maquettes, couteuses en temps et en énergie, dès lors qu’une mise à jour est nécessaire. À l’inverse, ce type de maquettes font gagner du temps dès lors que des tests utilisateurs sont à effectuer.

Au final, on se retrouve tout de même avec tout à réaliser, comme dans cet exemple de site de services..

anwalt

Nombre de prototypes divers et variés sont visibles sur le groupe Flickr « I love wireframes »

Le Figaro nouveau

le-nouveau-figaro-2009Fiigaro Figaro.. le voici donc, le dernier venu, après deux éditions zéros du weekend. Nombres de journalistes ont pu vendredi dernier apprécier les discours de présentation mettant en valeur le sens écologique du dernier support (waterless, format plus petit donc moins de papier, etc..).

L’idée essentielle du journal, c’est la complémentarité entre papier/web. La Une propose à quatre reprises de se connecter au site internet, à travers des contenus qui ne peuvent exister que sur le web (interviews video du talk, actualité en temps réel), tandis que l’analyse en profondeur, le commentaire détaillé, et le fond reste avant tout l’apanage du papier.

Comme souvent, un petit zoom sur les passages qui me plaisent sur la une :

Une grille de 6 colonnes environ dont une colonne à gauche réservée à la lecture rapide des titres de chaque rubrique. Ici, Le Figaro veut vous prouver que vous en aurez pour votre argent, même si au fond, l’information reste et restera hiérarchisée, et donc sélectionnée.

figaro-nouveau-2009-maquette-grille

Le retour d’une couleur proche de l’ancien « rouge Figaro » (vous vous souvenez, précédant le bleu européen de Nicolas Beytout), dans un choix typo qui reste fidèle aux égyptiennes.

figaro-nouveau-2009-rouge-figaro

Le logo change aussi. Peu de changements sur le logotype, fait d’une Rockwell redessinée. Le changement se situe surtout au niveau du F, avec un retour de la plume. Elle n’avait jamais complètement disparu, et plutôt que de le redessiner ou le moderniser, les équipes en interne en sont restés sur une plume avec sa forme classique, ce que je regrette un peu.

logo-figaro-full

Lorsque j’avais eu ce ‘F’ en main, en 2006, ma première réaction fut de la vider de ses excès, notamment son contour noir relativement épais, et de ce motif en fond constitué en fines rayures verticales, du temps où l’on disposait d’un journal avec des feuillets avec l’encre noire uniquement. Aujourd’hui, il apparait toujours sur le site, et fonctionne relativement bien. Mais sur le papier ? Un discret effet de transparence, et toujours ces rayures, alors que le journal s’affirme désormais avec des pages ‘toutes en couleurs’. Alors oui, j’avais un peu cédé aux joies des dégradés softs qui faisait fureur en 2006, à l’heure du web 2.0, mais tout de même, un peu de modernité n’aurait pas été de refus.

fleche

Réactions sur le web

Benoit Drouillat sur son site, parle d’une « nouvelle formule prudente ». La liste continuera à s’allonger au fur et à mesure.

Conversation avec un habitué du Figaro

Quelques morceaux choisis :
Quelles ont été vos premières réactions à chaud ?
• J’adore les citations en incises
• Les encadrés aussi en incises qui s’intègrent bien dans le texte,
• Je suis satisfait que la signature des journalistes reviennent en tete du papier
• Le journal « est tout en couleur et c’est la classe »,
• Les brèves font très épurés,
• Les photos sont parfois trop petites,
• « Niveau infographie, c’est très beau »,
• C’est clair, net et précis,
• On dirait un magazine plutot qu’un quotidien,
• Pour l’éditorial, ça ne change pas, c’est toujours très à droite.

Est ce que cette nouvelle formule est a ranger dans une recherche d’opportunité pour faire monter les ventes ou bien répondent-elles a un besoin du lecteur ? Ça répond a un besoin d’augmenter les ventes. Le figaro cherche par sa nouvelle identité graphique a faire oublier qu’il est de droite : il peut conquérir de nouveaux lecteurs, mais perdre les plus assidus. C’est une prise de risque dont on ne sait pas comment elle se matérialisera. Les premiers chiffres de vente vont etre intéressants.

Comment interpréter ce besoin de nouvelle maquette en interne ? Volonté de l’actionnaire, qui veut redynamiser, ni plus ni moins. C’est peut être le cadeau d’adieu de Mougeotte : La rumeur de son départ se fait de plus en plus insistante.

Entre Libé, et le Figaro, laquelle des maquettes a, selon vous, introduit les changements que la presse doit operer avec le web ? Le Figaro sans hésiter : Tout est décliné dans la maquette du Figaro, le journal s’est « webisé ».

Changements sur le site lefigaro.fr

Peu de changements de prévus, le logo lefigaro.fr reste inchangé sur le web, bien que plus petit, moins prétentieux. Quelques changements de structure sont prévus, et se concrétisent par un changement dans l’organisation et l’affichage des rubriques du site web, avec un système qui met fin au système de navigation par « pseudos-tags » et revient donc aux fondamentaux d’un header plus conventionnel.

figaro-header-2009

Un coup dans le rétroviseur sur les chartes graphiques des anciens header s’avère indispensable, avec, en prime la première version du header : vous avez dit … simplissime ?

lefigaro-2000

D’autres changements sont attendus au niveau fonctionnel avec un site d’info faisant un peu plus pour l’utilisation de son service social.

Personas

Saisissez votre nom. Et découvrez ce que le web connait de vous …

Ce projet, crée par Aaron Zinman, est issu du Medialab du MIT. Il est le reflet de ce que perçoit le web sur une personne, ou vous meme, si vous entrez votre nom.

personas-sample

le système fonctionne comme une sorte de moteur de recherche de noms, car il va analyser les résultats de pages web, et parcourir sémantiquement les résultats. À la suite de quoi, il parse les attributs au travers d’adjectifs et de catégories telles que ‘illégal’, ‘fame’, ou encore ‘online’…

Le processus d’analyse est entièrement réalisé en flash, est en elle-même une réussite visuelle :

Fast Flip

Et voilà, ce qui devait arriver arriva… Google Lance Google Fast Flip. Je dois avouer, c’est la claque ! Le scan visuel d’articles devient possible, sans scroll. L’experience est saisissante.

google-fast-flip

Les sites webs sont parfois si lents à se charger, qu’il nous faudrait désormais parcourir le web sans meme taper une seule adresse, ni utiliser le clavier. Nos doigts ne servent qu’a tapotter et cliquer. On perd évidemment énormément en interactivité — finis les rollovers, boite flottante, effets divers et variés. Mais qu’est ce qu’on gagne en rapidité de chargement, et donc, de lecture !

Comme je le disais plus haut, ce service fonctionne car il fonctionne en un clin d’oeil. La simplicité et la rapidité, deux armes ultimes que Google détient encore pour longtemps…

Pensé (surtout?) pour les mobiles
Le service fonctionne déjà sur iPhone et Android. Et c’est une pure solution pour un affichage simple et efficace.

Bientôt avec du contenu en langue Française ! Le service utilise Google News English (pour l’instant, mais sera dispo en France à la fin de l’année, d’après les informations de Guillaume Grallet dans l’Express). A terme donc, nous pourrons lire les premières pages des articles du Figaro, du Point, Libération… Je vois déjà quelques éditeurs de sites jaser et crier au scandale. Mais, dans le même temps, cette solution pourrait sauver la presse magazine (papier) du marasme ambiant.

Les grands vainqueurs ? Google, bien sur, mais pas seulement. Les concepteurs de sites et d’interfaces, bien sur ! Car ici, et à la différence des flux RSS, le design jouera un rôle important dans le clic de l’utilisateur qui accédera au contenu de l’article.

Le combat de Libé

Est-ce que Libération va y arriver? Certains disent que c’est la “nouvelle formule” de la dernière chance.

Libé ne va pas fort, et une nouvelle fois, change de maquette. Une évolution en douceur. Un journal plus élégant. Trop? Arriverez-vous à lire “Évènement” ou “Monde” de loin, tellement la police est fine? On entend un peu de tout.

D’autres disent que la maquette change tellement souvent que cela devient difficile de s’identifier au journal. Les salariés de Libération sont désormais habitués aux nouvelles moutures. Elles se préparent, comme dans beaucoup de journaux, dans des officines externes, puis sont présentées en secret à des équipes très restreintes, et puis là patatras, souvent, cela ne fonctionne pas. Et on se retrouve au mois de juin, lorsque tout le monde commence à partir en vacances, alors on repousse à la rentrée, et cela tombe plutôt bien, parce que tant qu’à faire, il serait de bon ton que le web soit prêt, en même temps.

C’est un peu comme le dessert en même temps que l’Expresso. Souvent, c’est essentiel… Après avoir communiqué sur la culture du scoop, Libé fait donc une nouvelle offre à ses lecteurs. Un quotidien toiletté, un site web garni d’une couche payante, et un magazine de fin de semaine. Essayons d’y voir plus clair après tout le chahut de la semaine dernière.

1/9 — Libération modifie légèrement son ADN

Liberation modifie légèrement son ADN et se transforme, tant sur le web que sur le papier, avec toujours un petit retard pour le web — un grand classique désormais. L’élégante nouvelle maquette du quotidien Libération perd en lourdeur, et s’aère en lisibilité, bien qu’avec plus de texte. Car la ‘nouvelle formule’ – ou plutôt la nouvelle offre, comme la publicité le dit – exprime le souhait d’une adaptation du traitement de l’information, plus textuel, moins brut, de manière à fournir au journal une légitimité qui le différencie du contenu du site internet. J’aime dire qu’il devient un heptomadaire, tant son look de couverture ressemble à un magazine.

Le ton ‘magazine’ se retrouve aussi parfois dans son traitement graphique de l’information, grâce aux illustrations qui accompagnent les sujets qui sont traités en plusieurs feuillets. Exemple ici avec la double page illustrée.

double-page-illustree

Alors que, bien trop souvent, les équipes travaillant sur les maquettes ont plutôt tendance à chercher à « se cacher », et se terrer, recherchant l’indépendance et redoutant les critiques gratuites et souvent sans rapport avec les problématiques centrales, Libération s’est ouvert aux avis et conseils provenant de l’extérieur de la maison. Javier Errea and Antonio Martin, de l’agence de design de presse Innovation Media Consulting Group, ont mobilisé les équipes en interne pour réaliser la maquette. Il est possible de suivre via leur blog, des derniers préparatifs aux des dernières validations jusqu’aux dernières retouches pour l’édition weekend.

helping-design-team (Credit innovationsinnewspapers.com)

L’équipe a pour credo que les infographies pouvaient sauver un journal, mais sa démarche est allée encore plus loin : Elle a « tout simplement » exploité une des grandes forces d’internet pour le print, à savoir la possibilité de moduler la présentation en fonction des besoins éditoriaux, tout en permettant au lecteur de s’y retrouver.

libe-maquette-couverture

2/9 — La Modularité

Libération a modifié sa vision de l’actualité, en s’offrant plus de modularité sur sa Une, qui auparavant était essentiellement conçue pour n’afficher qu’un titre.

Or l’information a changé, à quelques exceptions près, impossible pour un lecteur curieux et ouvert que de rester focalisé sur un seul évènement. Et pour vendre, il vaut mieux proposer davantage de titres, histoire de présenter au plus grand nombre à quel point le journal est dense.

La solution hybride consiste désormais à s’offrir plus de gabarits, dont celui utilisé pour la sortie du lundi 7 septembre, consistant à un patchwork d’infos, et des photos horizontales difficile à recadrer. En voici quelques exemples ici

libe-maquette-article

3/9 — L’identité de Libération

La question de l’identité de la marque se pose à nouveau à nouveau. Chaque support offre un traitement différent de l’information, mais empêche-t-il une homogénéisation de la charte graphique print/web, afin de maximiser la perception de l’identité et l’image de Libération à travers ses supports ?

typographie

Deux exemples tout simples, celui des choix typographiques et de la palette des couleurs. Une Trade Gothic est désormais utilisée pour les titres du papier et devient une Georgia sur le web, à l’heure où les @font-face et autres méthodes d’affichages de polices sur le web deviennent répandus.

color-680

Là encore, bien que les rubriques print et l’architecture d’information du site web soient totalement différentes, il n’en demeure pas moins possible de rendre l’ensemble plus cohérent. Avec pour conséquence, repérage par rubrique plus aisé. Le site reste globalement fidèle à lui même, avec un Affichage de type ‘blog’ listing. Peu de changement donc, le web parchemin fait son petit bonhomme de chemin.

4/9 — La question du payant?

Pour une fois, une évolution du contenu du site se fait sentir, il s’agit de proposer des services premium. Et Libération est également tombé dans cette mode 2009 de proposer un service payant, en suivant la stratégie qui sera mise en place incessamment sous peu par lefigaro.fr, et son réseau social. Tous les modèles économiques sont le bienvenus pour cette presse en crise. Cela peut fonctionner, si les medias traditionnels s’y mettent au même moment.

Voici Ludovic Blecher, responsable du site internet du journal, annoncer lors de la conférence de presse la grande nouveauté, la zone payante:

Nous reviendrons plus tard sur cette version payante à laquelle je me suis abonné (si, si!). Qu’offre-t-elle vraiment en plus, tiendra-elle ses promesses, évoluera-t-elle régulièrement et vite? Nous en reparlerons.

5/9 — Les unes expliquées par les journalistes

“A nouvelle formule, nouvelles unes. Et nouvelle forme pour 5 jours à la une, notre émission vidéo hebdomadaire consacrée à l’actualité vue à travers les manchettes de Libé.”

“Désormais enregistrée au coeur de la rédaction, donnant la parole à tous les journalistes concernés par les événements couverts durant la semaine, 5 jours à la une a pour objectif de vous faire partager les dessous de Libé, la façon dont la rédaction fait des choix, s’interroge, travaille.” C’est une très bonne idée :

6/9 — Libération, Le Mag

Pour le même prix, le samedi, on aura un magazine. Libération, Le Mag, est le nom de ce magazine dont le premier exemplaire est sorti ce samedi 12 septembre.

C’est Béatrice Vallaeys qui en a la charge. Voici le contenu du premier numéro:

7/9 — La conférence de presse

Une vidéo à venir, à suivre sur l’Observatoire des Médias.

Une sélection des twitts émis pendant cette conférence.

  • gillesbruno: Laurent Joffrin: « Ce n’est pas une nouvelle formule » http://bit.ly/newlibe0709
  • proxiti: RT @gillesbruno: Joffrin sur l’AFP: « l’AFP n’a rien fait sur Chatel au supermarché »
  • gillesbruno: Joffrin sur l’AFP: « l’AFP n’a rien fait sur Chatel au supermarché »
  • natachaqs: RT @gillesbruno:La future appli iPhone de Libé, qui arrivera en retard en octobre, offrira une offre spéciale pour les abonnés.
  • gillesbruno: La partie magazine sera agrafée, grâce à Riccobono http://twitpic.com/gaktq
  • eparody: @lblecher @latrive alors ça y est, c’est Tintin Objectif Lune? Tous mes voeux les garsgillesbruno: Joffrin : « le directeur du Figaro a des idées plutôt libérales » http://twitpic.com/gak6n
  • manolo0111: 2 offres payantes pour libe.fr : 6€ et 12 € ! Impatient de savoir ce qu’il y a dedans ?
  • gillesbruno: Selon Lusovic Blecher, Libé serait le premier à offrir une zone premium sur iPhone
  • gillesbruno: La future appli iPhone de Libé, qui arrivera en retard en octobre, offrira une offre spéciale pour les abonnés.
  • gillesbruno: Ludovic Blecher présente les deux offres payantes de Libe.fr : 6 ou 12 euros / mois http://twitpic.com/gaiu4
  • pierrehaski: C’est @lmauriac qui va être content! RT @gillesbruno: L’ancien Cahier Multimédia revient!! A la fin du journal.
  • gillesbruno: « Le Mag » : Libération lance un magazine le Samedi… avec une page Archives comme Le Monde 2.
  • gillesbruno: L’ancien Cahier Multimédia revient!! A la fin du journal.
  • gillesbruno: Joffrin ne veut pas uriliser le terme « nouvelle formule » #newlibe0709 http://twitpic.com/gahmr

8/9 — Les réactions sur le web

➜ L’analyse de Benoit Drouillat, designer d’interfaces, qui décrit la nouvelle formule de Libération comme étant “une forme mosaïquée”

➜ L’avis de Christian Aubry sur Médiaschroniques, La “refonte” de Libé : un rituel primitif sans intérêt

➜ L’info 01net, qui écrivait qu’« une application payante très innovante permettra d’accéder à d’autres services, dont on ne connaît pas encore la teneur ». Espérons que Libé ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multimédia, du temps réel et du remix. Si c’est le cas, je réviserai ma position en conséquence…

➜ Le parcours du montage des pages sur le chemin de fer virtuel, commenté en musique, par Peter Gabor : « Une captation video du nouveau journal électronique (pdf) de Libération on-line. Une ergonomie classique, où il manque certaines fonctionalités comme le zoom aussi bien sur les textes que sur les images… ». Avec une comparaison avec l’affichage du monde.fr.

➜ Les twits choisis :

9/9 — Laurent Joffrin invité des médias

➜ France Inter le 7 septembre – “Comme on nous parle” – Pascale Clark : Invité sur Inter le lundi du lancement. Pour arriver à “ce qui nous intéresse”, bougez le curseur jusqu’à la minute 7′41″.

➜ Sur le site de France Inter, “Mouchette” commente : “Laurent Joffrin est so lui-même. Tout en aphorismes inégalables. Un instrument du bonheur.”

➜ RFI le 11 septembre – “l’Atelier des Médias” – Philippe Couve :

@Enikao demande à Laurent Joffrin si les journalistes ne devraient pas répondre plus dans les commentaires des articles de liberation.fr… “On fait ca tout le temps. On répond à des interrogations d’internautes.”

Philippe Couve relance Laurent Joffrin et insiste : “les commentaires sont peu fréquentés par les journalistes” ce à quoi Joffrin répond: “Les journalistes n’ont que 24 heures. Il y en a un certain nombre qui ont des blogs, aussi. Sur un blog, on discute.”

Laurent Dupin pose une épineuse question sur le site de l’atelier des Médias, relayée par Philippe Couve : “Questions de logique et de stratégie : pourquoi s’opposer courageusement à la ‘presse low cost’ notamment sur le online… tout en y contribuant soi-même? Je parle des blogs de Libération (auxquels j’ai participé avec Serial Worker). Vous les dites ‘invités’ et donc gracieux (’parce que ça fait de la publicité et de la notoriété’). La belle affaire! Peut-on vivre de cela?” … et Joffrin de répondre : “Peut être un jour. Si on a besoin de pigistes, on les paye. Pour le moment, on a pas prévu de rémunérer les blogueurs.”

@StevenJambot demande à Laurent Joffrin si Libération est un journal de gauche: “Oui. […] On est une maison ouverte, cela va de Bayrou à Besancenot”.

Merci et à la semaine prochaine (avec le nouveau Figaro)

Un post roundup écrit à 4 mains, sur 2 fuseaux horaires et 3 CMS :
➜ Gabriel Jorby : @gabyugabyu.com, et
➜ Gilles Bruno : @gillesbrunoobservatoiredesmedias.com

Timm Lerkeritz

Vous connaissez certainement votre empreinte carbone, mais connaissez-vous votre empreinte aquatique ?

Water Footprints

Pour finir cette semaine d’infographies en beauté, je vous invite à découvrir le travail de Timm Kekeritz. Dans un esprit clair et limpide, son intention ne se résume pas à informer, mais surtout espère que nous soyons chacun surpris de ces chiffres et puissions repenser nos habitudes de consommation alimentaire. Le message reste sobre, il n’y a pas de grandes phrases ni d’instructions pour diminuer sa consommation d’eau.

Virtual Water

Virtual Water — legend
Sans légende, pas d’infographie possible !

Là où le projet m’intéresse, c’est qu’il consiste à se dérouler sur 2 supports : poster et web, papier et écran. Là où sur nombre de sites web de presse, les infographies papiers sont reposées telles quelles, à plat, sans aucune adaptation, Timm Kekeritz a exploité les deux supports aux mieux en proposant un affichage du même poster, sous différentes présentations.

Photos et extraits de son projet Virtual Water, sur un mini-site dédié.

Pollution de l’eau aux USA, statistiques et analyses
Dans le même sujet de l’eau, une série cartographiée bien réussie sur la pollution de l’eau aux États-Unis, ayant pour titre : « Find Water Polluters Near You », une belle association de contenu et de mise en forme réussie.

pollution-eau-californie-usa

Toutes les infographies et illustrations étudiées sur Gabyu :

➜ David McCandless, l’infographie distrayante.
➜ La Mosca, l’agence aux infographies verticales.
➜ SPVZ (Valentin Adam), l’infographie en tant qu’auto-portrait.
➜ Dave Bowker, la lecture d’une infographie en trois temps.
➜ Information Architects (iA), WebTrend map, et l’infographie sociale.
➜ Catalogtree, illustrations et/ou design d’information ?
➜ Timm Lerkeritz, L’infographie multi-supports

(Behance) 99%

99

Ce jeudi, j’avais envie de vous faire partager ce site dédié à l’information concrète et pragmatique pour les designers en tout genre, 99%, ou 99 percent. Ce n’est plus que l’affaire de Thomas Edison, qui déclarait que le génie est fait de transpiration à 99%.

On connaissait la conférence-évenement basée à NY, organisé par Behance, on découvre désormais un site bien conçu et d’une grille impeccable.

capture ecran

sommaire

Au sommaire de cette semaine, le processus créatif dans le design industriel, les meilleures manières d’aborder la ‘crise’ lorsque l’on est entrepreneur, etc…

Dave Bowker

L’infographie n’est pas toujours là pour représenter des concepts simples, bien au contraire. Dave Bowker, graphiste et designer web, en a fait l’expérience, en analysant le contenu sémantique du Guardian sur une semaine complète. Par rubrique, par auteur, par sujet : tout est passé au crible. Ce qu’il cherche à (dé)montrer : il ne le sait pas encore.

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L’infographie devient un outil de travail artistique. L’analyse des données, leur affichage, tout est sujet à imagination ici. Nous sommes loin, très loin de l’infographie traditionnelle. Elle est support subjectif à esthétisme. À la manière d’un tableau que l’on analyse, le lecteur l’interprétera à sa manière, et devra fouiller, être curieux. Par exemple, le chaos ambiant laisse découvrir des zones d’ombres, qui sont elles aussi sujettes à nombreuses interprétations (jour de grève, congés, week-end…). Il serait bien étonnant de réaliser une étude d’eye-tracking sur ce genre de compositions !

Dans cet autre exemple, ci-dessous, Dave Bowker souhaite repenser une table des matières. Faire une synthèse d’une semaine d’articles, classés par rubriques, et un traitement typographique basé sur les titres. Les liaisons entre les différents articles sont les liens entre rédacteurs et journalistes ainsi que les dossiers spéciaux, écrits en 2,4 voire 6 mains.

dave-bowker-one-week-of-the-guardian-contents

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Là voilà donc, l’infographie réussie que j’appelle « à trois temps ». Premier temps, « wow, c’est beau ». Deuxième temps, « je ne comprend pas, je vais devoir explorer, découvrir comment cela fonctionne », troisième temps, « tout ça pour ça ? je suis pas sur, je vais la montrer à quelqu’un d’autre pour voir ce qu’il y trouvera »…

Sortez vos onglets, toutes les infographies et illustrations étudiées sur Gabyu :

➜ David McCandless, l’infographie distrayante.
➜ La Mosca, l’agence aux infographies verticales.
➜ SPVZ (Valentin Adam), l’infographie en tant qu’auto-portrait.
➜ Dave Bowker, la lecture d’une infographie en trois temps.
➜ Information Architects (iA), WebTrend map, et l’infographie sociale.
➜ Catalogtree, illustrations et/ou design d’information ?
➜ Timm Lerkeritz, L’infographie multi-supports