Real Time web

Le web en temps réel est le grand sujet à la mode en cette fin d’année, avec deux conférences, celle ayant lieu actuellement aux US (Tech Crunch Real Time), et bientôt pour la conference le Web à Paris, à laquelle je suis invité. Les 1800 participants (!), utilisateurs experts, bloggeurs et professionnels du secteurs tentent de qualifier la tendance existante depuis un certain nombre d’années. Le thème de cette année consacre le real-time web. Pour vous donner envie d’y venir, il faudrait déjà savoir de quoi on parle.

C’est quoi le real-time web ?

L’information en temps réel. En fait, pour l’instant seul compte votre identité, l’heure. Avec l’avènement des puces GPS un peu partout, ainsi qu’à la triangulation des antennes pour réseaux mobiles, on en vient de plus en plus à géolocaliser cette information.

Comment en sommes-nous arrivés au real-time web ?

Depuis la fin des années 90, les status sur Msn Messenger permettaient de décrire si vous étiez occupés, de sortie, ou tout simplement… déconnectés. Désormais, nombre d’acteurs se déchirent pour obtenir vos dernières occupations (Facebook, Twitter etc.). La finalité est de connaitre le moindre de vos activités.

Tant d’utilisateurs que ça ?

250 millions d’utilisateurs de Facebook, la question ne se pose plus. Pour l’instant, la vaste majorité des utilisateurs restent relativement discrets, prudents et « timides » quant à tout raconter. Mais rassurons-nous, les marques et les services nous « aident », « incitent » à en faire un usage plus fréquent. La solution ? Transformer cette activité en plaisir, favoriser les automatismes et les liens entre les différents services : Last.fm enregistre automatiquement les chansons que vous écoutez le plus souvent, Twitter incite ses utilisateurs à retweeter ses contacts, rassemble les listes, Youtube et Facebook sont liés par le système Autoshare.

La fin des blogs ?

Une mutation est en cours, les blogs ne peuvent aujourd’hui se contenter de partager des liens ou des trouvailles ’embeddables’, puis de proposer aux lecteurs de commenter. Car l’essentiel de la valeur ajoutée que les blogs ont construit, la conversation, se trouve désormais sur les réseaux sociaux. La mutation s’opère sur une réintégration de la conversation issue des Tweets sur les blogs, et vers une variété de blogs appelés ‘blogazines’, contraction de ‘blog’ et ‘magazine’, qui se caractérise par des posts moins fréquents mais plus conséquents et visuellement plus attrayants.

La fin du moteur de recherche ?

Pas tout à fait. Google s’adapte également, proposant d’inserer les résultats des microblogs sur les résultats google.

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