Prédictions 2015

2015, donc. Un petit bond de 5 ans, 312 semaines sur un calendrier, et un bond de géant dans l’univers interactif (sans oublier la satané loi de Moore qui fiche généralement tout en l’air).

Prédire l’avenir, rien de plus divertisssant et de plus passionant. Tout le monde s’y colle, et il était temps. À l’après-guerre, on ne cessait de penser et d’imaginer l’avenir dans 10, 50 ans. Dans les annnées 70, on tentait d’anticiper l’an 2000, qui restera la plus grande utopie humanitaire du siècle dernier, car celle-ci n’avait pas su réveiller les consciences, de l’ampleur du désastre écologique que nous vivons aujourd’hui et vivrons demain. Après le brillant exercice d’Étienne Mineur et de Fred Cavazza, voici quelques unes de mes prédictions, centrées autour de Google, souvent foireuses d’ailleurs. Elles sont basées sur des observations du monde occidental. Ce qui pourrait se passer en Chine en 2015 fera l’objet d’un post moins amusant mais tout aussi nourri d’espoirs.

Google et les savoirs

L’acharnement médiatique contre Google s’est poursuivi, mais uniquement dans ces médias de ‘luxe’, imprimés comme des livres, avec un sublime dos carré-collé et des marques pages connectés. Les utilisateurs de 30-45 ans apprennent à contourner le diable Google : Cela devient presque un jeu, Google Zeitgeist fait désormais moins d’audience que Google Ersatz. Google tente, comme il peut, de profiter du buzz lancé contre lui.

Qu’importe pour Google, sa cible est ailleurs, c’est celle qui étudie à l’école, en classe, en fac. Celle qui a été nourrie dès le biberon par le savoir universel et l’éveil des connaissances. Après le mashup entre Google Books et Google News, Google installe ses serveurs dans les grandes universités américaines, européennes et asiatiques. Objectif : absorber le savoir, les échanges et les dernières thèses, à la source. Pour les publier en ligne directement sur un gigantesque intranet. En plus des notes accordées par leur professeurs, les élèves sont évalués en fonction de leur vivacité à organiser et synthétiser l’information qu’ils trouvent et republient. Les QI, QE sont balayés, le Google Index est lançé. Google aide les professeurs car ses nouveaux algorithmes sanctionne le plagiat plus rapidement que jamais. Tollé chez les professeurs, qui rapidement se résignent, tant ils y trouvent leur intérêt.

Ce qui révolutionne les médias sont tant dans leur consommation que leur fabrication. L’état continue à soutenir les jeunes médias qui ont pu investir, depuis fin 2009, sur leur infrastructure technique, et se dotent pour cela d’un système de gestion de contenus. Mais tout cela arrive trop tard. En 2011, Google rachète WordPress ainsi qu’Eidos, et développe un CMS pour les médias, qui leur permettent de créer le contenu sur des supports différents de manière totalement transparente. 3 supports principaux voient le jour : Basic (pour les navigateurs Web. le format blog s’y trouve également), Feel (gestion de l’expérience dans les informations visuelles, sonores et interactives), et Paper (qui regroupe tous les supports imprimés, magazine et journal). Au coeur du système, la fraicheur de l’information et son format y sont également gérées. Résultat, les messages Twitter et le papier d’opinion de 15 000 signes s’y cotoient sans complexes. Le CMS fournit également les outils adaptés de gestion de communauté. Les journalistes sont ravis. Fin 2014, le CMS devient accessible gratuitement, les ex-bloggeurs et développeurs s’emparent de l’outil pour l’améliorer et l’expurger de quelques mouchards.

La consommation des medias

L’ultra personnalisation, anticipée dans les années 2000, se démocratise. Elle est mobile, avec les tablettes et remplace le journal, plus rentable. L’Apple tablet lancée en 2010 en est déjà à sa quatrième version, et dispose enfin des fonctionnalités que les uber geeks rêvent : pliable (comme pour 50% du marché en 2015), interopérabilité avec les autres plateformes telle qu’Amazon et Microsoft marketplace (en 2013), et sont synchronisables sans fil. Leur autonomie dépasse enfin les 18 heures. On peut lire sans interruption sur un Paris-Shanghai. Les A380, déjà assez silencieux depuis l’arrivée du kérozène vert, le sont désormais totalement, les bruissements de pages se font rares.

Jeux vidéos en 3D

Depuis 2011, l’Imax 3D ne fait plus rêver et devient la norme. Même les plus grincheux y adhèrent, depuis que les films « Titanic » et « Autant en emporte le vent » ont étés adaptés. La connivence entre éditeurs de jeux vidéos et production de films est telle, que les sociétés de jeux finissent par racheter les studios de cinémas américains. Le résultat : Des salles de cinéma un peu spéciales voient le jour en 2014, où il est désormais possible d’aller voir un film dont la fin est à jouer dans la salle.

Et chez soi ? La télévision 3D est encore dans les cartons. Elle ne sortira qu’en 2016, et mettra moins de 2 ans pour devenir populaire. En attendant, on s’occupe avec des loisirs bien différents. iMovie débarque sur l’Apple 3DTV dès 2014, qui permet à toute la famille de s’amuser en montant, en collectif, ses films en temps réel. Carton aux US. Nintendo réagit avec une Wii qui permet de jouer en famille et avec ses animaux domestiques. Le buzz est monstrueux, « Chihuahua on Wii » est la recherche de l’année sur Youtube. Elle fait fureur au Japon mais ne perçe pas en Allemagne.

Et Mc Fly dans tout ça ? En 2015, il devient complètement ringard.

2015 - marty

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