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Nonsense

Après une semaine de bon sens et de bonne foi, une distraction s’impose.

Ces travaux colorés et un brin delavés sont l’oeuvre de Chad Hagen, qui produit des illustrations dont l’objectif est de satisfaire l’oeil sans avoir le moindre besoin de lire ou décrypter l’information affichée. Son travail pose la question de l’efficacité d’une infographie. Elle n’est pas le résultat d’une fuite en avant vers plus d’esthétisme mais davantage dans sa quête de sens.

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Infographies web

J’ai depuis un moment adoré le travail des infographistes web. Parmi ceux qui sont passé de ce qu’on appelait ‘le coté obscur’ (du print au web), citons Xaquín González, rédacteur en chef au département des infographies au New York Times.

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Récemment interviewvé sur le blog 233grados, on y lisait, notamment quelques phrases qui m’ont bien plu :

  • « L’important dans une infographie est ce qu’elle raconte, et non son impact visuel »
  • « Les infographies ne sont pas ‘commandées’ (…). Toute le problème était de savoir qui avait la capacité de prendre la décision de traiter un sujet avec l’infographie. C’est pourquoi nous avons des infographistes éditeurs, et non des ‘infographistes’. C’est une décision par et pour le journalisme. »
  • « Selon le directeur de la rédaction (Berke), « quelques uns des meilleurs journalistes du New York Times sont au service des infographies. »

En gros, on a vu un regain d’intérêt pour l’infographie dans le monde du media en ligne, et la question posée… et chez nous en France ?

Quelques acteurs dominent le marché et ‘servent’ des infographies (de presse) comme une agence de presse servirait des dépeches, ou une agence photo, des collections de clichés : IDé Wag, AFPGraphicNews.. et d’autres multitudes.

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Que pourrions-nous voir ces prochains mois/années ?
Plus d’acteurs, des agences qui proposent de travailler exclusivement « à la carte » pour un client et pour des réalisations non issues du print — des créations jamais importées de projets initialement destinés au print puis ‘convertis’ au support web.
Plus d’internalisation ou de coopérations entre medias afin de mettre à profit leur données pour la production d’infographies sur des sujets spéciaux.
Plus d’infographies sur des sujets chauds, se comportant dynamiquement en étant connectées sur des bases de données. Aujourd’hui cela existe déjà, mais essentiellement sur les contenus prévisibles, tels que les évenements sportifs, les résultats d’élections.
Les données ne viennent pas uniquement de sources gouvernementales mais incluent des informations générées par les internautes (de manière à représenter un ‘bruit’). L’exemple parfait de ce concept ne se résume bien souvent qu’aux rudimentaires graphiques de résultats de sondages sur les sites d’infos.

Le discours actuel des acteurs et son évolution possible ?
Aujourd’hui : Nous disposons de données et nous vous partageons nos résultats sous un format figé.
Demain : Donnez-nous vos données, et utilisez-là comme vous, ou vos lecteurs en déciderez.

Ya t-il des obstacles au développement de l’information visuelle ?
400-graphics-news-french-mediaCulturels ? N’avons-nous pas quelques freins culturels et intellectuels vis-à-vis des l’infographies (‘on tente de me convaincre avec moins de mots, avec trop de facilité, donc je bloque et je me méfie’) ?
Economiques ? La production d’infographies coûte-elle trop cher par manque de process de création/validation dans une rédaction web, par rapport au cout d’entretien et de mise à jour des données de celle-ci ?
Structurels ? Nécessite-elle une adaptation des organisation des rédactions, avec des équipes de journalistes analystes, statisticiens, ou documentalistes ?

Pour finir, plus haut, un exemple de boulot d’infographie urgente réalisé, il y a quelques années de cela pour lefigaro.fr. De l’eau a coulé sous le ponts, depuis, Google earth/maps suffit souvent aux journalistes pour produire leur infographies.