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Social News

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La présence de Marissa Mayer (une des baronnes de Google) à la conférence Leweb ’09 n’aura pas vraiment permis de découvrir de nouveaux produits… Michael Arrington, bien que montrant beaucoup de talent, n’aura pas réussi à la ‘cuisiner’ davantage. Hormis les quelques anecdotes sur Wave (qui est un peu utilisé par les équipes en interne), ou sur Safari (son navigateur préféré apres celui de la maison, Chrome browser), on n’en saura pas plus.

Ce qui m’a surpris, c’est l’intéret porté par Google aux médias, à la presse, bref, aux nouvelles (‘news’). Le poids de son speech sur les médias et le contenu éditorial laisse envisager que Google souhaite définitivement repenser les médias traditionnels et proposer de nouveaux modes de consommation de l’actualité, et ce, grâce aux contribution des réseaux sociaux :

L’information hyper-personnalisée

Pas de changements : le poids d’une information est associée à celle d’un lien. À l’aide du ‘bruit’ généré par les utilisateurs des réseaux sociaux, les pages articles sont interconnectées entre elles, permettant d’établir un nouveau maillage de contenus. La grande différence réside plutot dans l’utilisation des liens par Google, et proposer à l’utilisateur une information personnalisée, des liens personnalisés au pied des articles de medias et journaux en ligne. Marissa Mayer l’explique bien : Les medias traditionnels n’offrent pas assez de liens contextuels en bas de chaque article. Google va ainsi proposer au medias d’étoffer des liens associés. Reste à savoir si les medias vont accepter et se preter au jeu.

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Petits ruissaux d’articles, formant un long fleuve : De l’article au dossier.

Si les actualités sur Google news sont généralement classés par thématique (Sports, sciences…), le système Living Stories à venir va rester avant tout anté-chronologique, avec des liens vers des contenus tout fraichement publiés. Pour Google, nul question de remettre en cause l’unité de base du contenu éditorial à savoir un article. Pour elle, tout ce qui reste à faire concerne, là encore, des relations entre les articles et de créer un fil d’articles sur une thématique précise et définie par les tweets et leur hashtags (en tout, 12 critères, selon Marissa). Ainsi un ‘dossier’ Changement climatique pourrait permettre de lire tous les dernières informations relatives à ces contenus, le tout en temps réel. Ce mode de consultation va ouvrir des possibilités de découvrir de nouveaux médias, il rappelle scrupuleusement le role du média et lui propose de se concentrer sur son métier de création d’articles, plutôt que de devenir agrégateur. Uniquement en anglais, le service Living stories affiche déjà plus qu’une simple liste de liens, car il conserve votre historique et parcours de navigation et sait ce que vous n’avez pas encore lu, les derniers développement d’une actualité brulante — et ne vous proposer que ceux-ci.

Real Time web

Le web en temps réel est le grand sujet à la mode en cette fin d’année, avec deux conférences, celle ayant lieu actuellement aux US (Tech Crunch Real Time), et bientôt pour la conference le Web à Paris, à laquelle je suis invité. Les 1800 participants (!), utilisateurs experts, bloggeurs et professionnels du secteurs tentent de qualifier la tendance existante depuis un certain nombre d’années. Le thème de cette année consacre le real-time web. Pour vous donner envie d’y venir, il faudrait déjà savoir de quoi on parle.

C’est quoi le real-time web ?

L’information en temps réel. En fait, pour l’instant seul compte votre identité, l’heure. Avec l’avènement des puces GPS un peu partout, ainsi qu’à la triangulation des antennes pour réseaux mobiles, on en vient de plus en plus à géolocaliser cette information.

Comment en sommes-nous arrivés au real-time web ?

Depuis la fin des années 90, les status sur Msn Messenger permettaient de décrire si vous étiez occupés, de sortie, ou tout simplement… déconnectés. Désormais, nombre d’acteurs se déchirent pour obtenir vos dernières occupations (Facebook, Twitter etc.). La finalité est de connaitre le moindre de vos activités.

Tant d’utilisateurs que ça ?

250 millions d’utilisateurs de Facebook, la question ne se pose plus. Pour l’instant, la vaste majorité des utilisateurs restent relativement discrets, prudents et « timides » quant à tout raconter. Mais rassurons-nous, les marques et les services nous « aident », « incitent » à en faire un usage plus fréquent. La solution ? Transformer cette activité en plaisir, favoriser les automatismes et les liens entre les différents services : Last.fm enregistre automatiquement les chansons que vous écoutez le plus souvent, Twitter incite ses utilisateurs à retweeter ses contacts, rassemble les listes, Youtube et Facebook sont liés par le système Autoshare.

La fin des blogs ?

Une mutation est en cours, les blogs ne peuvent aujourd’hui se contenter de partager des liens ou des trouvailles ’embeddables’, puis de proposer aux lecteurs de commenter. Car l’essentiel de la valeur ajoutée que les blogs ont construit, la conversation, se trouve désormais sur les réseaux sociaux. La mutation s’opère sur une réintégration de la conversation issue des Tweets sur les blogs, et vers une variété de blogs appelés ‘blogazines’, contraction de ‘blog’ et ‘magazine’, qui se caractérise par des posts moins fréquents mais plus conséquents et visuellement plus attrayants.

La fin du moteur de recherche ?

Pas tout à fait. Google s’adapte également, proposant d’inserer les résultats des microblogs sur les résultats google.