Archives par mot-clé : presse

Los Angeles Times 2014 redesign

Une refonte efficace et complète pour le Los Angeles Times, LA Times pour les intimes. Elle a été réalisée par les talentueux designers de Code and Theory, qui n’en sont pas a leur premier coup d’essai.

Homepage du LA Times (2014).
Homepage du LA Times (2014).

Vous qui recherchez la colonne publicitaire, l’espace sponsorisé, vous risquez d’être décus. Tout ces espaces ont littéralement fondu dans le décor, et fait place devant l’intelligence d’une mise en page résolument simplifiée. Car au delà des nécessités de l’utilisateur moderne (responsive design), ainsi que celles qui rendent le site simplement élégant (une typographie particulièrement travaillée), le site a fait un gros efforts de nettoyage et de suppression de tout le superflu en terme de gestion, mais aussi d’affichage et de transition du contenu: le concept de page et sa problématique rupture (lors du chargement, mais pas seulement) disparaissent.

Le pitch est simple: Si le LA Times produit du contenu, l’utilisateur se l’approprie, et le parcoure comme s’il s’agissait du sien. Comme bon le lui semble.

Les videos, signées LA Times, qui fait sa promo:


La navigation par rubrique, qui s’affiche en toute circonstance, sans s’imposer. L’architecture d’information, par rubriques, est le reflet d’une organisation interne conçue pour produire du contenu. Chaque rédaction produit du contenu pour ‘sa’ rubrique. Le problème, c’est que pendant longtemps, les sites de presse ont trop misé sur ces onglets pour afficher d’autres type d’informations, plus commerciales. Plus que jamais, le lecteur a besoin de ce repère, mais le passage d’une rubrique à l’autre ne doit plus rompre l’experience de lecture.


Le chargement des photos en grand format, pour naviguer en mode visuel, pour les détesteurs de chapeaux d’articles.


Pour les twittos, des fonctions de partage qui vous mache le travail, tout en vous laissant le controle. Cela parait si simple… pourtant si éloigné de la plupart des comportements de boutons de partage.


Les galeries ont toujours été l’obsession des marketeux. Source de pages vues? Marketing enrichi? que nenni! Ici les images défilent intuitivement, comme si l’on parcourait ses propres photos sur sa tablette.


La bonne vieille liste d’articles en relation (comme vous en trouverez en bas de ce post) commence a sentir le moisi. Si un article vous plait, un clic sur l’onglet ‘related’ et, surprise…

Le modèle économique? un modèle qui se tourne vers le payant, avec une offre a environ 50 dollars US par an.

Bim.

Front row to fashion week

Esthétique et efficace, la nouvelle interface de visualisation des différents défilés de mode lors de la Fashion Week de New York. Réalisée par Mike Bostock, le créateur de nombreuses visualisations pour le site du New York Times a choisi d’apporter un nouveau regard sur les photos de défilé. Continuer la lecture de Front row to fashion week

BBC mobile (et responsive) en version beta

Le site mobile de la BBC est en cours de refonte. Habitué aux versions beta — La plus récente suivait l’esprit graphique de l’interface « Metro » propre à Windows 8 — cette nouvelle beta a pour objectif de réduire le temps de chargement grace à une conception en mode responsive. Continuer la lecture de BBC mobile (et responsive) en version beta

iPad et les medias

ipad-interactive-design-site-picLe voilà donc, après un an de tergiversations, d’imagination de la part des designers produits, l’iPad, ce nouveau produit qui n’en est pas un puisqu’il se glisse savamment entre iPhone et MacBook air. iPad n’est pas tout à fait un netbook, déjà par son prix. Il en coutera 500$ pour en faire l’acquisition, autant dire que l’intégralité des patrons de presse et de medias vont pavoiser avec pendant 1 an sans paraitre trop out.

Florilège de réactions :
New York Times — « iPad un nouveau style d’informatique entre le smartphone et l’ordinateur portable »,
Owni — Apple iPad : analyse d’une déception logique »,
Steve Nagata, Mobile in Japan — « iPad in Japan: First Impressions of the new addition »,
J-C Féraud — « Le fol espoir de la presse vis à vis de l’iPad après 10 ans d’inertie m’agace. »

Mon post n’a pas vertu à décortiquer toutes les descriptions et fonctionnalités, mais à se concentrer sur celles qui concernent nos medias. Après l’excellente prestation du New York Times, qui a eu l’exclusivité pour préparer une application spécifique pour la tablette iPad, une course contre la montre va certainement s’engager entre les médias qui ont pris le parti de déployer leur contenus sur diverses plateformes. Car les medias attendaient beaucoup d’Apple.

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L’iPad, le support que les medias attendaient. La balle est maintenant dans le camp des médias. Que peut-on espérer des médias d’information qui ont déjà pris le ‘pari’ du digital ?

À court terme

Les medias ayant déjà pensé et conçu une application iPhone ont une longueur d’avance. En quoi ?

  • Ils ont déjà les ressources, les connaissances du support ‘touch’, qui permettent de maitriser et exploiter toutes les fonctionnalités ergonomiques de la tablette. Ayant fait sous-traiter, ou internaliser la production de leur application iPhone, ils connaissent déjà les outils et langages de programmation.
  • lls ont déjà commercialisé des applications payantes et ont habitué leur lecteurs à payer 0,79, 3, ou 5€ pour obtenir une information sous un support dédié. Le freemium, nouvelle tendance 2010 des acteurs de la presse en ligne, peut également se déployer sur les applications iPad.

Leur avance reste relativement faible. Car un simple resizing de leur application iPhone sera loin de garantir le succès et la popularité de leur application. Même à court terme, les utilisateurs précoces, ces early adopters, seront d’aucune pitié avec le journal, chaine de télévision ou radio qui commettra tel sacrilège. Même punition pour les sites web qui diffuseront une version RSS+ de leur flux d’information.

À court terme, la presse peut imaginer offrir un copier-coller de leur édition papier, avec un paiement a la carte, des formules d’abonnement. Je n’entre pas dans le débat de savoir si ce genre de commercialisation aura pour effet de « tuer le papier ». À court terme, cela ne suffira pas non plus. Il faudra offrir toute l’interactivité sur ces PDF premium, avec au moins, comme nous l’avons vu lors de la Keynote, de vidéos ‘inline’, des liens de page à page, etc. L’intéret d’utiliser des plateformes video qui pourront afficher ces vidéos sera crucial. Idem pour les sons et les elements dits multimédias. Les infographies Flash vont valser des bureaux d’infographies. La réalité est que peu de rédactions disposent d’un système d’information capable de créer ce genre de support. Ils devront donc repasser par une compétence journalistique, de manière à doper la contextualisation des articles, pour avoir un réel intérêt pour les lecteurs.

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À moyen terme

Si la promesse du freemium permet de générer suffisamment de budget de développement, les investissements de création de contenus exclusifs pourront se développer sur l’iPad, d’une manière ou d’une autre. Ce sera pour nous tous un nouveau territoire interactif à parcourir. Nouveau territoire de création pour les designers d’information, de contenus multimédias, nouveau territoire de consommation d’info.

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Photos, capture prises lors des live Engadget, Gizmodo et Gdgt

Eyetracking

Une étude Eye tracking sur l’E-Pub dans la presse online est sortie il y a deux jours, réalisée par Altics, montre ce que l’on savait déjà depuis un moment : les internautes ne fixent pas les publicités. Ce que montre cette étude, et qui nous intéresse au plus haut point, sont plutôt d’observer les sauts de lecture que peuvent faire les utilisateurs pendant 1 minute et 30 secondes sur les sites web de presse présentés dans l’étude, à savoir le Figaro, le Monde, Liberation, etc.

Quelques remarques qui s’appliquent pour lefigaro.fr, qui démontrent l’importance des compromis intrusivité/ergonomie :

le-figaro-eye-tracking Sur le site lefigaro.fr, la publicité 728×90 px en haut de page est moins vue que sur des sites qui la placent sous la navigation. Ce que l’étude omet de dire, c’est que l’ergonomie de la navigation s’en trouve renforcée, et que ce format est de toute façon en perte de vitesse chez les annonceurs et les régies. Le compromis de la placer en haut n’est pas finalement si mauvais que cela.

La colonne de droite (300 px de large) dont personne ne sait quoi faire regagne du terrain, grâce à une injection de contenus originaux et à un éditing strict et très rigoureux dans les gabarits du Flash actu (en haut de page), ou dans les relances de lectures visuelles. Même si le contenu, qui doit être écrit en corps plus étroit, et les visuels moins percutants que dans la colonne centrale, l’usager s’y sent à nouveau à l’aise d’y jeter un oeil, et devient moins sujet au banner blindness.

Pour les autres sites en général :

  • La mesure d’Eye-tracking s’arrête… au bout de 5-7 écrans. Sela pourrait signifier clairement que les utilisateurs ne descendent pas tous jusqu’en bas des pages, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.. ?
  • Les petites images placée à gauche du contenu sont tout simplememt ‘zappées’. Pire encore, comme sur le site de Libération ou de Métro, elle fragmente déjà une lecture difficile car jamais ferrée sur une quelconque grille de lecture.
  • Les utilisateurs prennent le temps de lire les titres, et un peu moins pour les chapos. Cette format de texte sous un titre prend davantage de temps à lire. Comme les titres sont d’une longueur importante, les chapos deviennent moins essentiels pour comprendre l’information dans son contexte.

Reste que l’ensemble des écrans analysés présentent quasiment tous la même posture vis-à-vis des affichages publicitaires, ce qui démontre plusieurs points et pistes d’évolution possibles :

  • Les régies publicitaires ne parviennent pas à mettre en place des offres de ciblage sur les sites d’informations en ligne. Pourtant ce genre d’offre est très répandu sur les sites sociaux/communautaires tels que Facebook. Il est clair que l’identification obligatoire des utilisateurs sur les sites d’informations serait à court terme un frein à la consultation des sites d’infos, mais il serait temps que les médias en ligne s’en emparent, car ce sont ce que la plupart des lecteurs habitués d’un même site attendent aujourd’hui.
  • La mise en page des sites d’informations elles-même font naitre une dévalorisation du contenu, alors que ces contenus sont autant relus, corrigés, parfois par une personne dédiée à la rédaction. Il est né d’une opposition entre la rapidité de publication/de mise en ligne du contenu avec sa qualité et sa profondeur. Si la mise en page du contenu n’est pas revue et optimisée, les efforts mis en place par les rédactions seront toujours invisibles pour l’utilisateur.

Disclosure : j’ai collaboré dans le design et la mise en page du site du Figaro.fr de 2006 à 2008, d’où ma prise de position (qui n’engage que moi) spécifique pour ce site.

Fast Flip

Et voilà, ce qui devait arriver arriva… Google Lance Google Fast Flip. Je dois avouer, c’est la claque ! Le scan visuel d’articles devient possible, sans scroll. L’experience est saisissante.

google-fast-flip

Les sites webs sont parfois si lents à se charger, qu’il nous faudrait désormais parcourir le web sans meme taper une seule adresse, ni utiliser le clavier. Nos doigts ne servent qu’a tapotter et cliquer. On perd évidemment énormément en interactivité — finis les rollovers, boite flottante, effets divers et variés. Mais qu’est ce qu’on gagne en rapidité de chargement, et donc, de lecture !

Comme je le disais plus haut, ce service fonctionne car il fonctionne en un clin d’oeil. La simplicité et la rapidité, deux armes ultimes que Google détient encore pour longtemps…

Pensé (surtout?) pour les mobiles
Le service fonctionne déjà sur iPhone et Android. Et c’est une pure solution pour un affichage simple et efficace.

Bientôt avec du contenu en langue Française ! Le service utilise Google News English (pour l’instant, mais sera dispo en France à la fin de l’année, d’après les informations de Guillaume Grallet dans l’Express). A terme donc, nous pourrons lire les premières pages des articles du Figaro, du Point, Libération… Je vois déjà quelques éditeurs de sites jaser et crier au scandale. Mais, dans le même temps, cette solution pourrait sauver la presse magazine (papier) du marasme ambiant.

Les grands vainqueurs ? Google, bien sur, mais pas seulement. Les concepteurs de sites et d’interfaces, bien sur ! Car ici, et à la différence des flux RSS, le design jouera un rôle important dans le clic de l’utilisateur qui accédera au contenu de l’article.

Le combat de Libé

Est-ce que Libération va y arriver? Certains disent que c’est la “nouvelle formule” de la dernière chance.

Libé ne va pas fort, et une nouvelle fois, change de maquette. Une évolution en douceur. Un journal plus élégant. Trop? Arriverez-vous à lire “Évènement” ou “Monde” de loin, tellement la police est fine? On entend un peu de tout.

D’autres disent que la maquette change tellement souvent que cela devient difficile de s’identifier au journal. Les salariés de Libération sont désormais habitués aux nouvelles moutures. Elles se préparent, comme dans beaucoup de journaux, dans des officines externes, puis sont présentées en secret à des équipes très restreintes, et puis là patatras, souvent, cela ne fonctionne pas. Et on se retrouve au mois de juin, lorsque tout le monde commence à partir en vacances, alors on repousse à la rentrée, et cela tombe plutôt bien, parce que tant qu’à faire, il serait de bon ton que le web soit prêt, en même temps.

C’est un peu comme le dessert en même temps que l’Expresso. Souvent, c’est essentiel… Après avoir communiqué sur la culture du scoop, Libé fait donc une nouvelle offre à ses lecteurs. Un quotidien toiletté, un site web garni d’une couche payante, et un magazine de fin de semaine. Essayons d’y voir plus clair après tout le chahut de la semaine dernière.

1/9 — Libération modifie légèrement son ADN

Liberation modifie légèrement son ADN et se transforme, tant sur le web que sur le papier, avec toujours un petit retard pour le web — un grand classique désormais. L’élégante nouvelle maquette du quotidien Libération perd en lourdeur, et s’aère en lisibilité, bien qu’avec plus de texte. Car la ‘nouvelle formule’ – ou plutôt la nouvelle offre, comme la publicité le dit – exprime le souhait d’une adaptation du traitement de l’information, plus textuel, moins brut, de manière à fournir au journal une légitimité qui le différencie du contenu du site internet. J’aime dire qu’il devient un heptomadaire, tant son look de couverture ressemble à un magazine.

Le ton ‘magazine’ se retrouve aussi parfois dans son traitement graphique de l’information, grâce aux illustrations qui accompagnent les sujets qui sont traités en plusieurs feuillets. Exemple ici avec la double page illustrée.

double-page-illustree

Alors que, bien trop souvent, les équipes travaillant sur les maquettes ont plutôt tendance à chercher à « se cacher », et se terrer, recherchant l’indépendance et redoutant les critiques gratuites et souvent sans rapport avec les problématiques centrales, Libération s’est ouvert aux avis et conseils provenant de l’extérieur de la maison. Javier Errea and Antonio Martin, de l’agence de design de presse Innovation Media Consulting Group, ont mobilisé les équipes en interne pour réaliser la maquette. Il est possible de suivre via leur blog, des derniers préparatifs aux des dernières validations jusqu’aux dernières retouches pour l’édition weekend.

helping-design-team (Credit innovationsinnewspapers.com)

L’équipe a pour credo que les infographies pouvaient sauver un journal, mais sa démarche est allée encore plus loin : Elle a « tout simplement » exploité une des grandes forces d’internet pour le print, à savoir la possibilité de moduler la présentation en fonction des besoins éditoriaux, tout en permettant au lecteur de s’y retrouver.

libe-maquette-couverture

2/9 — La Modularité

Libération a modifié sa vision de l’actualité, en s’offrant plus de modularité sur sa Une, qui auparavant était essentiellement conçue pour n’afficher qu’un titre.

Or l’information a changé, à quelques exceptions près, impossible pour un lecteur curieux et ouvert que de rester focalisé sur un seul évènement. Et pour vendre, il vaut mieux proposer davantage de titres, histoire de présenter au plus grand nombre à quel point le journal est dense.

La solution hybride consiste désormais à s’offrir plus de gabarits, dont celui utilisé pour la sortie du lundi 7 septembre, consistant à un patchwork d’infos, et des photos horizontales difficile à recadrer. En voici quelques exemples ici

libe-maquette-article

3/9 — L’identité de Libération

La question de l’identité de la marque se pose à nouveau à nouveau. Chaque support offre un traitement différent de l’information, mais empêche-t-il une homogénéisation de la charte graphique print/web, afin de maximiser la perception de l’identité et l’image de Libération à travers ses supports ?

typographie

Deux exemples tout simples, celui des choix typographiques et de la palette des couleurs. Une Trade Gothic est désormais utilisée pour les titres du papier et devient une Georgia sur le web, à l’heure où les @font-face et autres méthodes d’affichages de polices sur le web deviennent répandus.

color-680

Là encore, bien que les rubriques print et l’architecture d’information du site web soient totalement différentes, il n’en demeure pas moins possible de rendre l’ensemble plus cohérent. Avec pour conséquence, repérage par rubrique plus aisé. Le site reste globalement fidèle à lui même, avec un Affichage de type ‘blog’ listing. Peu de changement donc, le web parchemin fait son petit bonhomme de chemin.

4/9 — La question du payant?

Pour une fois, une évolution du contenu du site se fait sentir, il s’agit de proposer des services premium. Et Libération est également tombé dans cette mode 2009 de proposer un service payant, en suivant la stratégie qui sera mise en place incessamment sous peu par lefigaro.fr, et son réseau social. Tous les modèles économiques sont le bienvenus pour cette presse en crise. Cela peut fonctionner, si les medias traditionnels s’y mettent au même moment.

Voici Ludovic Blecher, responsable du site internet du journal, annoncer lors de la conférence de presse la grande nouveauté, la zone payante:

Nous reviendrons plus tard sur cette version payante à laquelle je me suis abonné (si, si!). Qu’offre-t-elle vraiment en plus, tiendra-elle ses promesses, évoluera-t-elle régulièrement et vite? Nous en reparlerons.

5/9 — Les unes expliquées par les journalistes

“A nouvelle formule, nouvelles unes. Et nouvelle forme pour 5 jours à la une, notre émission vidéo hebdomadaire consacrée à l’actualité vue à travers les manchettes de Libé.”

“Désormais enregistrée au coeur de la rédaction, donnant la parole à tous les journalistes concernés par les événements couverts durant la semaine, 5 jours à la une a pour objectif de vous faire partager les dessous de Libé, la façon dont la rédaction fait des choix, s’interroge, travaille.” C’est une très bonne idée :

6/9 — Libération, Le Mag

Pour le même prix, le samedi, on aura un magazine. Libération, Le Mag, est le nom de ce magazine dont le premier exemplaire est sorti ce samedi 12 septembre.

C’est Béatrice Vallaeys qui en a la charge. Voici le contenu du premier numéro:

7/9 — La conférence de presse

Une vidéo à venir, à suivre sur l’Observatoire des Médias.

Une sélection des twitts émis pendant cette conférence.

  • gillesbruno: Laurent Joffrin: « Ce n’est pas une nouvelle formule » http://bit.ly/newlibe0709
  • proxiti: RT @gillesbruno: Joffrin sur l’AFP: « l’AFP n’a rien fait sur Chatel au supermarché »
  • gillesbruno: Joffrin sur l’AFP: « l’AFP n’a rien fait sur Chatel au supermarché »
  • natachaqs: RT @gillesbruno:La future appli iPhone de Libé, qui arrivera en retard en octobre, offrira une offre spéciale pour les abonnés.
  • gillesbruno: La partie magazine sera agrafée, grâce à Riccobono http://twitpic.com/gaktq
  • eparody: @lblecher @latrive alors ça y est, c’est Tintin Objectif Lune? Tous mes voeux les garsgillesbruno: Joffrin : « le directeur du Figaro a des idées plutôt libérales » http://twitpic.com/gak6n
  • manolo0111: 2 offres payantes pour libe.fr : 6€ et 12 € ! Impatient de savoir ce qu’il y a dedans ?
  • gillesbruno: Selon Lusovic Blecher, Libé serait le premier à offrir une zone premium sur iPhone
  • gillesbruno: La future appli iPhone de Libé, qui arrivera en retard en octobre, offrira une offre spéciale pour les abonnés.
  • gillesbruno: Ludovic Blecher présente les deux offres payantes de Libe.fr : 6 ou 12 euros / mois http://twitpic.com/gaiu4
  • pierrehaski: C’est @lmauriac qui va être content! RT @gillesbruno: L’ancien Cahier Multimédia revient!! A la fin du journal.
  • gillesbruno: « Le Mag » : Libération lance un magazine le Samedi… avec une page Archives comme Le Monde 2.
  • gillesbruno: L’ancien Cahier Multimédia revient!! A la fin du journal.
  • gillesbruno: Joffrin ne veut pas uriliser le terme « nouvelle formule » #newlibe0709 http://twitpic.com/gahmr

8/9 — Les réactions sur le web

➜ L’analyse de Benoit Drouillat, designer d’interfaces, qui décrit la nouvelle formule de Libération comme étant “une forme mosaïquée”

➜ L’avis de Christian Aubry sur Médiaschroniques, La “refonte” de Libé : un rituel primitif sans intérêt

➜ L’info 01net, qui écrivait qu’« une application payante très innovante permettra d’accéder à d’autres services, dont on ne connaît pas encore la teneur ». Espérons que Libé ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multimédia, du temps réel et du remix. Si c’est le cas, je réviserai ma position en conséquence…

➜ Le parcours du montage des pages sur le chemin de fer virtuel, commenté en musique, par Peter Gabor : « Une captation video du nouveau journal électronique (pdf) de Libération on-line. Une ergonomie classique, où il manque certaines fonctionalités comme le zoom aussi bien sur les textes que sur les images… ». Avec une comparaison avec l’affichage du monde.fr.

➜ Les twits choisis :

9/9 — Laurent Joffrin invité des médias

➜ France Inter le 7 septembre – “Comme on nous parle” – Pascale Clark : Invité sur Inter le lundi du lancement. Pour arriver à “ce qui nous intéresse”, bougez le curseur jusqu’à la minute 7′41″.

➜ Sur le site de France Inter, “Mouchette” commente : “Laurent Joffrin est so lui-même. Tout en aphorismes inégalables. Un instrument du bonheur.”

➜ RFI le 11 septembre – “l’Atelier des Médias” – Philippe Couve :

@Enikao demande à Laurent Joffrin si les journalistes ne devraient pas répondre plus dans les commentaires des articles de liberation.fr… “On fait ca tout le temps. On répond à des interrogations d’internautes.”

Philippe Couve relance Laurent Joffrin et insiste : “les commentaires sont peu fréquentés par les journalistes” ce à quoi Joffrin répond: “Les journalistes n’ont que 24 heures. Il y en a un certain nombre qui ont des blogs, aussi. Sur un blog, on discute.”

Laurent Dupin pose une épineuse question sur le site de l’atelier des Médias, relayée par Philippe Couve : “Questions de logique et de stratégie : pourquoi s’opposer courageusement à la ‘presse low cost’ notamment sur le online… tout en y contribuant soi-même? Je parle des blogs de Libération (auxquels j’ai participé avec Serial Worker). Vous les dites ‘invités’ et donc gracieux (’parce que ça fait de la publicité et de la notoriété’). La belle affaire! Peut-on vivre de cela?” … et Joffrin de répondre : “Peut être un jour. Si on a besoin de pigistes, on les paye. Pour le moment, on a pas prévu de rémunérer les blogueurs.”

@StevenJambot demande à Laurent Joffrin si Libération est un journal de gauche: “Oui. […] On est une maison ouverte, cela va de Bayrou à Besancenot”.

Merci et à la semaine prochaine (avec le nouveau Figaro)

Un post roundup écrit à 4 mains, sur 2 fuseaux horaires et 3 CMS :
➜ Gabriel Jorby : @gabyugabyu.com, et
➜ Gilles Bruno : @gillesbrunoobservatoiredesmedias.com

M-À-J LePoint.fr

Nous y voilà donc, lepoint.fr se modernise et lance sa nouvelle version dès aujourd’hui. Sans vouloir être révolutionnaire, les principales avancées de cette version sont importantes car elles préfigurent l’orientation que prend le site en matière de traitement et de valorisation de l’information, à travers un éditing particulièrement exigeant.

Le site doit notamment exprimer toute la diversité des opinions des journalistes du web, tout en représentant les différents chroniqueurs et éditorialistes qui publient régulièrement sur le site.

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C’est le résultat de beaucoup de boulot en tests, écriture de documentation et intégration.

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Quelques nouveautés : L’identité du site, avec, entre autres, son nouveau logo que l’on retrouve dans la zone d’identification du header, sa nouvelle typographie basée sur la Verdana, Géorgia et quelques restes d’Arial, des graisses normal aux Black.

L’éditorial n’est pas en reste, qui a complètement revu son rubriquage et qui se mobilise pour accompagner chaque sujet d’une liste de liens internes, d’une sélection de phrases intéressantes ou intrigantes, et d’une disponibilité des titres sous 4 colonnes.

Quelques gros plans (à différentes échelles, du 100% au 1600%), de cette nouvelle version, dans la suite.

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Merci à toutes les équipes qui ont travaillé sur le projet, une sorte de commando opérationnel, appelé ‘Webrocks’, composé d’Emmanuel, Fréderic, Corine, Karim et Daniel !

À mes lecteurs adorés : n’hésitez pas à me signaler sur ce site tous les bugs que vous pourriez rencontrer sur le site :-) Les utilisateurs interne du Point utilisant Mac, il se pourrait que l’affichage sur IE6 soit truffée de petits soucis.

Made by E-Artsup

C’est aujourd’hui que la collaboration entre les étudiants d’e-artsup, leur professeur Peter Gabor, et Le Point est en ligne sur le site lepoint.fr — en plus des autres infos à trouver sur le blog de l’école et du blog Design et Typo.

Lepoint.fr s’est finalement preté au ‘jeu’. Après un passage des équipes en charge du site internet, au sein de la classe des élèves de graphisme de typographie et webdesign de la jeune école E-art Sup, les opérations hivernales ont été pilotés par Peter, dans un bouillon d’idées toujours plus jaillissantes, les unes après les autres, pour, dans un second temps, dévoiler les travaux, en laissant chaque étudiant donner libre cours à ses explications et ses interprétations.

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Maquette réalisée par l’équipe Doveil, chez e-art Sup.

Quelques particularités de cette experience :

  • L’élève s’exprime directement et sans intermédiaire, en direction du rédacteur en chef.
  • Le brief accordé aux élèves fut simple et ouvert.

Au final, au moins deux messages, simples et clairs :

  1. Réaligner, plutot que de refondre un site média. Réaligner quant à ses objectifs d’audience et de positionnement.
  2. Démontrer en interne comme en externe, que d’une recherche d’une ouverture permanente est benéfique comme source de débats.

La vidéo des cours à l’école, et les relations avec le site du Point.


Vidéo • Cours Web Typo

Les débats qui s’en sont suivi portaient sur le fond, mais aussi sur la forme : pourquoi confier ces travaux à des étudiants, et non à des professionnels ? Pourquoi avoir imaginé ce projet sans faire usage des règles coutumières du métier du design web, qui prévoient un appel d’offres, une sélection, une short-list ? Ce type d’interrogation sont tout a fait naturelles, à l’heure où nombre de designers (et pas seulement les freelances) souhaitent plus de transparence, plus d’équité et de respect dans les condition d’exercice des métiers du web et du graphisme.

La presse, en ligne ou papier, vit des heures follement intenses, ou chaque évenement ou avancée constitue une remise en question, qui balaie tout, ou presque, sur ce qu’on connaissait des usages de la veille, des méthodes de travail, et des mutations des métiers de journaliste et ‘d’infographiste’. Et dans cet environnement bouillonnant et instable, il fallait irrémédiablement garantir une proche collaboration avec des participants jeunes mais au fait et gestes de ces mutations. La encore, un focus group aurait pu étre monté ; mais difficile d’avoir une meilleure vision d’un concept, que lorsque l’on obtient un rendu précis et réfléchi, comme ceux qui se sont dévoilés à nous.

Lorsque l’on est freelance et que l’on collabore avec des medias presse, la notion de ‘relation client’ est très différente. Quel contraste, entre un brief venant d’un groupe hotelier tel que Accor (pour lequel j’ai collaboré entre 2002-2004) et un media de type presse magazine ou quotidienne. Un journal est une entreprise (avec son industrie, son service commercial, ses benéfices et son économie), mais force est de reconnaitre que l’objet sur lequel cette entreprise porte son attention n’est pas seulement un objet de lecture, mais un objet de pensée et de débats. Et c’est exactement ce que ces travaux ont permis de créer.

Le Sun recyclé

À quoi servent les journaux papiers ? Sinon à être recyclés ? En quelque chose de plus utile ? C’est à vous de juger.

En tout cas, le fameux cahier saumon ne sert désormais plus qu’à finir à emballer le poisson, comme on dit généralement dans le language populaire. Une société Brésilienne récupère les journaux recyclés du Sun, et les transforme en sac à mains d’une esthétique assez étrange…

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Vous pouvez vous le procurer, pour environ 150 euros (totue de même) sur un site spécialisé dans les objets recyclés.

Bonne annee ! Libeplus sort cette semaine

Discrètement mais surement, vous remarquerez l’apparition d’un onglet « communautaire », libé+. Allez voir mon profil.

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L’interface arrive bien à point car les sites ont fortement besoin de rajeunir leur audience ainsi que la fidéliser. Étant donné que j’avais collaboré pour la version du Figaro.fr, quelques petites comparaisons avec lefigaro.fr seront inévitables.

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Portrait chinois

La liberté de ton prise par liberation.fr dépasse celle du Figaro, qui s’était surtout efforcé de rester le plus neutre possible. On sourit et on se fait plaisir à remplir son portrait chinois, nous demandant de choisir entre ‘écolo bobo’, ‘Juste De Droite’, ou ‘tendance postier’, libe va aussi jusquà choisir notre coté ‘déco’.

Coté design, la nouvelle fonctionnalité reste loin d’un look à la ‘Starck’ avec l’inévitable colonne de 300 pixels qui ne sert, dans la majorité des écrans, qu’à afficher un espace publicitaire ou des liens vers les articles recemment mis en ligne, les plus commentés.. bref, une colonne centrale ordinaire, qui masquerait même un des blocs les plus importants, celui qui permet de se déconnecter ou de modifier son profil public. Dommage aussi pour le choix des couleurs, un brin tristounet, fort de son beige.

libe-marges

 

Vie privée et modération

À la différence du figaro.fr, Libé+ permet de choisir quel champs peuvent être visibles ou masqués du public. C’est effectivement un point important, pour un lectorat potentiellement plus sensible aux lectures Orwelliennes.

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Parlons modération. Celle-ci se fait automatiquement à chaque mise à jour de son profil. On s’approche du système défini pour la création de profil sur Meetic et d’autres sites français, soucieux de respecter le droit français.

Droit à l’image, propriété intellectuelle, injures et calomnies … sont contrôlées. Impossible donc, d’être un peu plus décalé que sur son profil Facebook ou Twitter, au risque de se faire fermer son compte.

Et vous, qu’avez-vous retiré de cette experience de surf sur le site ?

Liberation.fr, modèle scandinave

Attendu depuis plusieurs semaines, liberation.fr prend finalement vie sur le site. Le site reste globalement fidèle à l’écran sorti en avant-première.

Lefigaro.fr s’étail lui aussi inspiré du design scandinave

L’innovation de la maquette n’est pas bouleversante. C’est ce que dit Alain Eskenazi sur Techcrunch lorsqu’il titre “l’abscence de révolution”. Les sites de presse foncent, yeux fermés, sur le nouveau leader des sites d’information en France, lefigaro.fr, pensant qu’il suffira d’adopter le système mis en place pour obtenir les mêmes résultats d’audience.

Ce que l’on sait moins, c’est que la maquette efficace et reussie du figaro.fr avait dejà opéré sa métamorphose en 2007, vers une interface de homepage de type ‘scandinave‘ : titres au corps demesuré, nombre de colonnes simplifiées (3), header tres coloré et volonté de nullement limiter le nombre d’articles en homepage.

J’en profite, un petit jeu : Saurez-vous reconnaitre à quels sites appartiennent ces titres ? À force que le modèle de gros titres commence à s’installer dans le PWF (Paysage Web Français, les identités de ces medias deviennent de plus en plus homogènes et uniformes).

Overscrolling, quand tu nous tiens

Les déboires dans cette abscence d’editing amène ces sites à ne plus pouvoir controler leur hauteur de page, c’est à dire qu’ils suggèrent que la page d’accueil du site, ainsi que les pages articles, ne doivent plus suggérer la sélectivité, mais la quasi exhaustivité du contenu.

Résultats :

  1. Ces trous béants dans les colonnes de la page d’accueil, que l’on retrouve encore sur liberation.fr aujourd’hui.
  2. Ces fantastiques et non moins usants sites-parchemins, dès lors que l’on possède une souris à molette.

Grille à géométrie variable

La composition horizontale de la page, nous amène aussi à nous poser la question du choix de la grille. Car il reste difficile voire impossible de déterminer le nombre de colonne sur le nouveau libé. Cela posera des problèmes de flexibilité, lorsque les éditeurs ou SR (secrétaires de rédaction) souhaiteront déplacer des pavés d’une colonne vers une autre.

Non seulement les colonnes ont chacune une largeur différente, mais les gouttières aussi..

On retiendra bien sur quelques points positifs sur ce nouveau site, dont cette habitude à forger une certaine regularité dans les alignements :

Nombre de nouveaux contenus, de nouvelles unités de contenus, telles que la revue de web, la reprise de citations d’internautes ou de personnalités célèbres.

La fin des grilles traditionnelles ?

Se forment donc deux blocs, celui des sites de presse qui jouent tous leurs atouts web, en s’extirpant de l’identité et du patrimoine longuement appris par l’experience visuelle des journaux et de l’écrit. Ces sites tendent à devenir les nouveaux référents en terme d’audience car plus efficaces que leurs anciens (en terme de clics). D’autres sites, comme Le Monde ont choisi de poursuivre l’expérience visuelle du journal, quitte à externaliser et créer une nouvelle identité pour les sites web plus expérimentaux en terme de contenus et de maquette.

Libération sur le point de mettre à jour son site internet

Révélé par Ozap, « la nouvelle maquette du site de Libé », réalisée par Digitas de Publicis.

 Crédits : capture Ozap.com

À première vue, l’interface est bien dépouillée. Est-ce une maquette ou un zoning fonctionnel évolué graphiquement ? À suivre donc. Toujours d’après le forum d’Ozap, le nouveau site sera en ligne ce lundi.

Presque deux longues années se sont écoulées depuis la majeure mise à jour. C’était durant l’été de Juillet 2006, après quelques demi journées de debugging rapide et de tests en live.