Los Angeles Times 2014 redesign

Une refonte efficace et complète pour le Los Angeles Times, LA Times pour les intimes. Elle a été réalisée par les talentueux designers de Code and Theory, qui n’en sont pas a leur premier coup d’essai.

Homepage du LA Times (2014).
Homepage du LA Times (2014).

Vous qui recherchez la colonne publicitaire, l’espace sponsorisé, vous risquez d’être décus. Tout ces espaces ont littéralement fondu dans le décor, et fait place devant l’intelligence d’une mise en page résolument simplifiée. Car au delà des nécessités de l’utilisateur moderne (responsive design), ainsi que celles qui rendent le site simplement élégant (une typographie particulièrement travaillée), le site a fait un gros efforts de nettoyage et de suppression de tout le superflu en terme de gestion, mais aussi d’affichage et de transition du contenu: le concept de page et sa problématique rupture (lors du chargement, mais pas seulement) disparaissent.

Le pitch est simple: Si le LA Times produit du contenu, l’utilisateur se l’approprie, et le parcoure comme s’il s’agissait du sien. Comme bon le lui semble.

Les videos, signées LA Times, qui fait sa promo:


La navigation par rubrique, qui s’affiche en toute circonstance, sans s’imposer. L’architecture d’information, par rubriques, est le reflet d’une organisation interne conçue pour produire du contenu. Chaque rédaction produit du contenu pour ‘sa’ rubrique. Le problème, c’est que pendant longtemps, les sites de presse ont trop misé sur ces onglets pour afficher d’autres type d’informations, plus commerciales. Plus que jamais, le lecteur a besoin de ce repère, mais le passage d’une rubrique à l’autre ne doit plus rompre l’experience de lecture.


Le chargement des photos en grand format, pour naviguer en mode visuel, pour les détesteurs de chapeaux d’articles.


Pour les twittos, des fonctions de partage qui vous mache le travail, tout en vous laissant le controle. Cela parait si simple… pourtant si éloigné de la plupart des comportements de boutons de partage.


Les galeries ont toujours été l’obsession des marketeux. Source de pages vues? Marketing enrichi? que nenni! Ici les images défilent intuitivement, comme si l’on parcourait ses propres photos sur sa tablette.


La bonne vieille liste d’articles en relation (comme vous en trouverez en bas de ce post) commence a sentir le moisi. Si un article vous plait, un clic sur l’onglet ‘related’ et, surprise…

Le modèle économique? un modèle qui se tourne vers le payant, avec une offre a environ 50 dollars US par an.

Bim.

Jam3

Voici Jam3, une agence canadienne basée à Toronto. Elle met en ligne un portfolio avec une intro digne des sites full flash des années 2000.

jam3

À suivre également, leur compte Twitter @jam3.

HLK Agency

Découverte de l’agence HLK (HLK Agency) (Hughes-Leahy-Karlovic), basée à Saint Louis et Denver qui a pour motto son indépendance et qui a mis à jour son portfolio la semaine dernière.

Un portfolio qui utilise le fullscreen et le scroll. On a aimé le menu en ‘tuiles vidéos’, l’affichage rigolo des annonces de jobs et stages, le cadre general autour de la page, et l’usage de typos surdimensionnées. Les mises à jour quotidiennes dans la rubrique « Today » sont assez intimistes, et nous montre l’activité de l’agence dans ses moindre détails. Continuer la lecture de « HLK Agency »

TBWA\Paris

Un site lancé tout discrètement en début de semaine, le site parisien de l’agence TBWA, l’agence au ‘\’ (Le backslash, symbole du MS-DOS, au passage). L’aspect général n’a rien de disruptif (mot pourtant associé à cette agence), mais celui-ci reste à la page, fonctionne correctement, et respecte les standards du moment (le nécessaire responsive design). Continuer la lecture de « TBWA\Paris »

Bloomberg View

Connu avant tout pour son flux d’actualités du milieu financier, Bloomberg se cherche différents moyens pour diversifier son offre de contenus. Le redesign du site Bloomberg view apporte une réponse aux lecteurs qui ne lisent que les contenus de la rubrique Opinion.

Conçue par le studio Schema, la homepage du site propose une interface en grille pour chacun des contenus d’articles. Le rendu est proche de celui d’une application iOS et a été conçu pour supporter les formats mobiles, en responsive. Entrecoupé d’un nombre restreint de formats publicitaires, la plupart des contenus sont agrémentés de photographies et d’un elegant portrait illustré du contributeur de l’article. Le résultat est à la hauteur et montre que la proche collaboration du studio avec l’équipe éditoriale porte toujours ses fruits.

Bloomberg View — Homepage.
Bloomberg View — Homepage.
Bloomberg View — Article page.
Bloomberg View — Article page.
Bloomberg View — Mobile view.
Bloomberg View — Mobile view.

Pour en savoir plus, suivez le studio Schema sur Twitter.

Frederik Delmotte portfolio

Un regard sur le portfolio de Frederik Delmotte, Interactive Designer chez AREA 17 à New York.

A noter le projet artistique de Riusuke Fukahori, dans un site fullscreen intitulé Goldfish salvation.

Quelques images et animations du site, et, en particulier, du système de navigation original du site qui utilise un rectangle a position fixe. Le site étant conçu en mode responsive, le rendu est particulièrement efficace sur les mobiles et tablettes. Continuer la lecture de « Frederik Delmotte portfolio »

Potluck.it

site-pic-potluckL’équipe de Branch continue ses expérimentations de produits basés sur de nouvelles expériences de conversation et de partage. Et comme à chaque fois, leur applications sont conçues sans compromis et vise un public lassé des « usines à like » et du nombrilisme des pages persos.

Voici donc le nouveau venu, Potluck, sur le site potluck.it.

La tendance du moment est de garder le même esprit de rapidité qui a indirectement fait de Twitter un outil de conversation et un outil de partage de liens (en privé/public), mais avec une gestion des conversations plus pratique et plus simple.

Le système n’ira pas marcher sur les terres de Pinterest mais le partage visuel des liens donne le charme de l’interface.

Les inconnues :

  1. Dans quelles proportions Potluck peut-il devenir un outil sympa de partage de veille ?
  2. Quelle communauté va majoritairement utiliser l’app ?
  3. A quel moment l’appli mobile sortira ? Pas de date annoncée pour l’instant..

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Voici quelques captures d’écran de l’expérience que propose potluck.it lors de la phase d’inscription et d’utilisation.

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Les rooms, coeur du succès du système. Autour de ce coeur, gravite d’autres concepts interessants pour le produit :

  • Le post: Lorsque vous trouvez un lien intéressant, il suffit de le copier/coller ou d’utiliser le bookmarklet. Ici, rien d’original.
  • La ou le système est original, c’est qu’au fur et à mesure que vous ajoutez vos favoris, et que vous amis en ajoute, vous obtenez une liste personalisée des centres d’interets. C’est ce qui est appelé « Friend Activity »: D’un coté, la liste, de l’autre la liste de vos amis, avec les reactions.
  • Les « Rooms ». Un apercu des liens, les visages de toutes vos interactions. Vous ne « likez » pas, vous « heartez » (rires dans la salle).

 

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Plus d’infos sur le site Medium.

Berger & Föhr

Berger & Föhr est un studio de design dans une petite ville du Colorado, Boulder. Leur pratique du design est caractérisée par le minimalisme et le modernisme. Ils sont remarqué depuis la dernière mise à jour de leur site.

Pour un des amis de l’équipe, Christopher du site Changethethought, ils ont « littéralement transformé » leur approche du design et leur positionnement est encore bien unique dans le paysage de la communication au Colorado.

 

 

Une de leur création les plus interessante est cette application iPhone sans bouton de fonctions, qui utilise uniquement les gestures pour gérer les operateurs, l’affichage du resultat, et l’affichage à zéro. 5 minutes suffisent pour s’y habituer.

Christoph Niemann


Christoph Niemann contribue a la réalisation d’un guide intitulé « 20 Things I Learned about Browsers and the Web« . Cet illustrateur s’est plusieurs fois remarqué pour ses travaux pour les blogs du NY Times, ou encore le détournements des cartes Google.
Revenons au sujet du livre en lui-même: L’équipe de Google Chrome tente, après Micorosft (comme ici avec Never Mind the Bullets), de convaincre les developpeurs d’adopter les fonctions avancées de l’HTML5. Mais il va, selon moi, bien au delà, car il tente ici de faire bouger les lignes au niveau des utilisateurs eux-mêmes, en les convaincant d’installer des navigateurs modernes et d’abandonner les technologies obsolètes. Le second message induit, reste évidemment que l’expérience de lecture de livre peut se faire sans App. Le résultat ? tout à fait remarquable en terme d’experience, et vous invite à y aller voir vous même.

Arte Webdocs

Le site d’Arte Webdocs va, je l’espère, réussir son pari. L’enjeu ne concerne pas seulement Arte. Le principal enjeu : mieux intégrer et valoriser les web-documentaires sur les sites d’informations et ainsi générer une nouvelle et importante source d’audience sur ces sites. La direction artistique est réalisée par la webagency Upian (Sebastien Brothier), la réalisation de Thibaut Lion et la gestion du projet a été confiée à Marie Chevalier. Fidèle à l’aperçu à J-10, la capture du site prise ce matin.

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En ligne également, le web-documentaire consacré à Havana et Miami. Ici, l’interface permettant de réagir et d’ajouter de contenus. Tout en couleurs et en contrastes !

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L’idée est ‘simple’ : il s’agit d’éditorialiser et d’organiser une base de documentaires multimedias (essentiellement vidéos) avec du texte enrichi, au travers d’articles rédigés par Arte. Le tout avec une mise en avant de sélections de vidéo, de classement et de commentaires via les plateformes sociales comme Twitter.

Les codes graphiques (par Karim Moreau et Eric Drier de Upian) reprennent un player vidéo géant (avec une large format pour le webdoc du moment), suivi d’un déroulé d’articles plus classiques. Il y a encore quelques petits détails qui me chiffonnent (petit jeu : parviendrez-vous à trouver l’annonce du webdoc « Gaza-Sderot » ?), mais dans l’ensemble je ne cacherai pas que c’est une belle réussite et que les gros écueils ont été évités.

Quelques particularités et mes ‘bons points’ au niveau des web-feuilletons :

  • Chaque web-documentaire dispose d’une élégante interface de consultation/navigation, afin d’offrir au lecteur une experience de consultation unique. Elle est un bon moyen de faciliter l’ajout de commentaires et de remettre le ‘lecteur’ au centre de l’expérience.
  • Chaque web-feuilleton dispose de sa propre url et un sous-domaine. Cela est necessaire quand on sait que les webdoc sont disponibles au format flash, un format pas idéal niveau SEO. Lorsque l’on connait l’état du débat sur le Flash/html5 à l’arrivée des tablettes Apple en France, on peut se dire que Flash a encore quelques beaux jours devant lui. Le fait qu’il sera possible de bidouiller le flash pour le transformer en application iPad empêche une profonde remise en question, pourtant nécessaire..
  • Vu la fréquence de mise à jour des productions (certaines sont des feuilletons s’étalant sur 3 mois), le flux RSS pour chaque webdoc est d’une réelle utilité. Imaginer d’autre méthodes d’alertes de mise à jour (email pour les plus gâteux) n’aurait pas été de trop.
  • La question du débit : Ce genre d’experience n’est possible qu’à partir de l’ADSL. Je fais la fine bouche, me direz-vous, mais c’est le genre de mention qu’on verra très certainement apparaitre je l’espère.
  • La question du modèle économique n’est visiblement pas un problème, et le choix de ne pas afficher de format publicitaire classique est un réel plaisir. Cela laisse supposer que si publicité il y aura, elle se trouvera ailleurs  (le webdocu sponsorisé par un annonceur?).

J’espère que vous irez vous faire une idée sur webdocs.arte.tv, et lire vos avis sur vos sites respectifs ou ci-dessous !

MPY

Coup de coeur pour les travaux de Michael Paul Young, artiste polymorphe, entre designer, photographe, designer vidéo, voire architecte. Ses implications dans le monde du web sont juste trop nombreuses pour les énumérer ici : Fondateur de Vir2l studios (souvent copié mais jamais égalé), YouWorkForThem, et d’autres innombrables chefs d’oeuvres pour des clients de plus en plus importants comme Diesel, Nokia ou l’artiste U2.

Michael Paul Young

Michael Paul Young

Maintenant basé en Thaïlande, il met à jour son portfolio qui, lui aussi, est une pure réussite.

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Le Blogzine

the-death-of-the-blog-postJe reprends, traduit (en raccourcissant parfois, je l’admets) et présente la vision synthétique de Paddy Donnelly, qui présente, sur l’incontournable Smashing magazine, 3 designers web qui tentent de sortir de la masse de blogs, en créant des blogs avec des posts au design unique, avec le concept de Blogazine, que je traduirais volontiers en ‘Blogzine’, contraction de blog et de magazine.

L’un des billets les plus importants de l’année : The Death of the Boring blog post ?

C’est une grosse claque ! Le billet original est en lui-même d’une élégance et d’efficacité incroyables, certains designers parlent déjà en commentaire du billet de l’année 2009. Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer ce concept appliqué pour un média au contenu froid, voire même chaud ! Bon, on en reparlera certainement.

Soyons honnêtes, les billets classiques sont ennuyeux.

Hormis le texte et les images, chaque billet a généralement la même apparence. On constate peu d’originalité d’un billet à l’autre. Bien évidemment, la cohérence et l’identité d’une marque sont des aspects essentiels lorsque l’on conçoit le design visuel d’un site ou d’un blog. Mais que dire de son individualité ? Est ce si logique de penser qu’un billet consacré aux chatons devrait respecter la même charte graphique que celui consacré aux Hacks CSS ?

Trop facile ?

L’utilisation et d’installation d’un thème WordPress sont devenues si aisées, si intuitives, qu’il ne suffit que de quelques minutes pour donner vie à un site. Est-ce devenu justement trop facile ? Surtout si l’on compare cette facilité avec les heures d’efforts qu’un maquettiste print va mettre afin de créer une mise en page intelligente. Quelques designers ont décidé de rompre la monotonie du monde du blog.

Ils n’utilisent pas les thèmes standard de WordPress ou tenter de les remixer, histoire de rendre leur vie plus facile. Au lieu de cela, ils se sont donné pour objectif de créer du contenu, non seulement textuel, mais visuel, pour chaque billet. C’est peut être la nouvelle manière de s’amuser en mettant à jour son blog. Mais pourquoi cette tendance de combiner un billet avec un article de magazine, le « Blogazine », n’a pas encore totalement conquis les masses de blogueurs ?

Une tendance encore bien discrète

Employer le mot « tendance » fait déjà trembler nombre de designers, qui ont déjà entendu parler de ce terme lorsque les boutons glossy, avec des reflets et des ombres portées ont fait leur apparition. Mais la tendance du Blogzine pourrait se présenter autrement, pour plusieurs raisons. Concevoir une mise en page créative pour chaque billet, en fonction de son contenu, demande un certain nombre de compétences, de la patience, une certain engagement vis à vis du contenu, et, le plus important, un effort certain de la part du designer web !

Les Pionniers

Jason Santa MariaJason Santa Maria est l’une des personnes ayant porté l’innovation de ce type de blogs et qui a crée des billet aux designs individuels depuis juin 2008. Avec un background en print, Jason a eu la vision de créer un blog dans le style d’un magazine, plutôt que de suivre les règles établies dans le design de blog.

« Oui, c’est une sorte de redesign, je considère que c’est surtout une manière de repenser le site » ~ Jason Santa Maria

Les billets de Jason sont fascinants et couvrent une large gamme de sujets, comme le design, la typographie, les livres, la photographie et le cinéma. Les différences dans le design visuels sont parfois de subtils changements dans la typographie employée, mais qui donne, pour chaque message, un sens unique et qui n’aurait jamais pu apparaitre s’il avait été uniformisé avec le reste des billets. Parfois, les changements apportés sont radicaux, tous se rapportent au style de Jason. Le header et le footer sont eux homogènes, mais même sans les voir, vous pouvez deviner que le billet provient de son blog.

« Nous avons vu tant d’avancées dans la manière de publier du contenu, que nous avons pas pris le temps de regarder en arrière pour observer ce que nous créions réellement. Beaucoup de designers ont vu des barrières fortes entre le design print et web, et j’ai vraiment souhaité remettre en question cette séparation. » ~ Jason Santa Maria

dustin1Dustin Curtis. Son initiative est devenu connue, suite à l’un de ses billets, une lettre ouverte sur le redesign du site d’American Airlines, dans laquelle il proposait un redesign en profondeur du site internet, ainsi que de repenser l’expérience utilisateur. Les autres articles de Dustin, sur son blog, sont tout aussi fascinants.

Grégory Wood est un webdesigner chez Erskine Design et a crée son site comme une expérimentation en DA. En se retenant d’utiliser un thème existant, Greg a crée un site magnifiquement réalisé, utilisant des thèmes personnalisés pour chaque billet. Voir sa page d’explication de son blog.

Est ce que le web en temps réel à provoqué l’émergence du blogzine ?

Twitter, Posterous, Flickr, Facebook, l’iPhone et les innombrables actress services ont permis de créer un gouffre entre l’information instantanée et atomistique d’un billet élaboré et sophistiqué. (Micropost Vs. Macropost).

Le bon moment pour les macro-billets de briller

Les billets longs avec du contenu à valeur ajoutée ne pourront pas obtenir la reconnaissance qu’ils méritent, parceque les 140 signes que le microblogging ont habitué une lecture rapide d’un billet. En utilisant la technique du blogzine, il est possible de créer l’attention pour lire davantage.

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Relier les deux mondes

Nous ne savons pas encore sur l’avenir du blog, mais le micro-blogging va encore l’influencer. Les blogzines devront offrir des appels de lecture courts et proposer une lecture progressive d’articles de journaux et de magazines. On pourrait ainsi créer un pot entre l’article traditionnel et la photo TwitPic.

Pour quels types de sites le format blogzine pourrait-il fonctionner ?

  • Les portfolios : Plutot que de créer un portfolio uniforme, pourquoi ne pas créer un portfolio qui présenterait chaque collaboration au sein d’un habillage différent pour chaque client, projet ?
  • E-Commerce : La plupart des sites de commerce en ligne utilise le meme système de présentation : vignette en grille, page de description, paiement. Ce système a l’avantage d’être bon pour l’usabilité, mais il y a un petit vide à combler entre la lecture rapide et le design visuel. Peut être que de subtils changements dans l’habillage pourraient créer la différence et rendre le site plus distinguable ?
  • Les blogs ‘peu bavards’ : Les bloggeurs manquent parfois de motivation pour maintenir leur site à jour. Pourtant, sept articles publiés sans conviction ne valent pas un billet bien conçu et avec un design unique. Et même si les lecteurs RSS ne vont pas toujours exploiter vos design, vos articles auront la possibilité de faire ressortir votre billet parmi la jungle des autres blogs.

Regardons ce que Jason, Dustin et Greg ont réalisé : Ils ne blogguent pas souvent, parfois qu’une fois par semaine, ou par mois. Mais la qualité de leur billet est toujours ce qui en ressort.

Build

Michael C. Place fonde une petite agence en 2001 dont le site ne quitte plus mes favoris, il s’agit de Build et le site We Are Build. Leur travaux sont essentiellement conçus dans une finalité print, mais toujours avec sens du détail et de la finition.

Quelques écrans du site pour vous donner envie :

Build ➜ Showcase

Build ➜ Showcase

Build ➜ Showcase

Le site, lui aussi interessant en terme de conception, est réalisé par les créatifs londoniens du Digital Club. À la manière des sites de ressources créatives ou de récents site de webagencies tel qu’Area17, le site comporte un système de clipping intégré.

Uniqlo calendar

Uniqlo, marque de sapes japonaise, prend une fois encore un peu plus pied sur le net avec Uniqlo Calendar, un mini-site/application en full flash, permettant d’afficher un calendrier et la météo d’une ville du monde. Le tout dans une sublime interface, toute sobre, et utilisant des visuels en time-lapse de vues de villes du Japon en mode tilt-shift.

Le point intéréssant est que l’outil embrasse les réseaux sociaux, elle permet d’etre partagée sur Facebook ou même un blog.

Dans le même temps, il faut reconnaître que l’utilisation des visuels et de ce type d’interface devient de plus en plus fréquent, presque banal, et qu’en tant que designers d’interface, il va falloir peut etre approfondir sans uniquement reproduire.

Area17 update

L’une des agences qui monte sur Paris et New York refond son site. Se présentant avec beaucoup trop de modestie (à mon gout), cette agence mérite sa réputation grandissante. Avec comme, toujours, des détails qui remettent en place, tant en terme d’élégance, mais de respect des ‘canons’ traditionnels de la grille de mise en page, de la typographie exigeante et efficace, et de la non-utilisation quasi-systématique de Flash… un parti-pris et une utilisation souvent décriées par Arnaud Mercier comme étant inutiles, en comparaison de la vitesse d’exécution de code HTML et Ajax réunies. Les webdesigners/flasheurs d’agences de communication soupirent, se sentent snobés… et les usagers des sites iPhone respirent.

Le site a été lancé pour mieux pénétrer les marchés occidentaux, européens. Cette nouvelle mouture tente d’aborder les défis des CMS d’aujourd’hui : localisation, fluidité d’affichage.. la suite en images.

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Libre à vous d’apprécier (ou pas) ces vrais coups de génie, pour ma part, c’est toujours un grand régal. Je sais pas si ca se sent, mais pour ma part … j’adore. WOW.

Retour sur leur profil, avec cette vidéo que j’avais capturé à l’occasion des Pecha Kucha #4, en avril 2008.

Made by E-Artsup

C’est aujourd’hui que la collaboration entre les étudiants d’e-artsup, leur professeur Peter Gabor, et Le Point est en ligne sur le site lepoint.fr — en plus des autres infos à trouver sur le blog de l’école et du blog Design et Typo.

Lepoint.fr s’est finalement preté au ‘jeu’. Après un passage des équipes en charge du site internet, au sein de la classe des élèves de graphisme de typographie et webdesign de la jeune école E-art Sup, les opérations hivernales ont été pilotés par Peter, dans un bouillon d’idées toujours plus jaillissantes, les unes après les autres, pour, dans un second temps, dévoiler les travaux, en laissant chaque étudiant donner libre cours à ses explications et ses interprétations.

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Maquette réalisée par l’équipe Doveil, chez e-art Sup.

Quelques particularités de cette experience :

  • L’élève s’exprime directement et sans intermédiaire, en direction du rédacteur en chef.
  • Le brief accordé aux élèves fut simple et ouvert.

Au final, au moins deux messages, simples et clairs :

  1. Réaligner, plutot que de refondre un site média. Réaligner quant à ses objectifs d’audience et de positionnement.
  2. Démontrer en interne comme en externe, que d’une recherche d’une ouverture permanente est benéfique comme source de débats.

La vidéo des cours à l’école, et les relations avec le site du Point.


Vidéo • Cours Web Typo

Les débats qui s’en sont suivi portaient sur le fond, mais aussi sur la forme : pourquoi confier ces travaux à des étudiants, et non à des professionnels ? Pourquoi avoir imaginé ce projet sans faire usage des règles coutumières du métier du design web, qui prévoient un appel d’offres, une sélection, une short-list ? Ce type d’interrogation sont tout a fait naturelles, à l’heure où nombre de designers (et pas seulement les freelances) souhaitent plus de transparence, plus d’équité et de respect dans les condition d’exercice des métiers du web et du graphisme.

La presse, en ligne ou papier, vit des heures follement intenses, ou chaque évenement ou avancée constitue une remise en question, qui balaie tout, ou presque, sur ce qu’on connaissait des usages de la veille, des méthodes de travail, et des mutations des métiers de journaliste et ‘d’infographiste’. Et dans cet environnement bouillonnant et instable, il fallait irrémédiablement garantir une proche collaboration avec des participants jeunes mais au fait et gestes de ces mutations. La encore, un focus group aurait pu étre monté ; mais difficile d’avoir une meilleure vision d’un concept, que lorsque l’on obtient un rendu précis et réfléchi, comme ceux qui se sont dévoilés à nous.

Lorsque l’on est freelance et que l’on collabore avec des medias presse, la notion de ‘relation client’ est très différente. Quel contraste, entre un brief venant d’un groupe hotelier tel que Accor (pour lequel j’ai collaboré entre 2002-2004) et un media de type presse magazine ou quotidienne. Un journal est une entreprise (avec son industrie, son service commercial, ses benéfices et son économie), mais force est de reconnaitre que l’objet sur lequel cette entreprise porte son attention n’est pas seulement un objet de lecture, mais un objet de pensée et de débats. Et c’est exactement ce que ces travaux ont permis de créer.